Arts
Le Louvre oriental accueillera Monet, Kandinski et Rothko

Le Louvre oriental accueillera Monet, Kandinski et Rothko

13 octobre 2014 | PAR Megane Mahieu

La Tribune de l’Art a publié la liste des 300 œuvres prêtées par la France au futur Louvre d’Abu Dhabi qui ouvrira l’année prochaine. 

Le Louvre s’exporte, après l’ouverture d’une annexe à Lens en 2012, la maison-mère donnera naissance à un espace de 64 000m2 désigné par Jean Nouvel, aux Emirats Arabes Unis. En attendant d’enrichir sa collection propre, qui est aujourd’hui de 600 œuvres, des institutions françaises telles que Le Quai Branly, le Centre Pompidou, le musée d’archéologie nationale de St Germain en Laye, et évidemment Le Louvre prêteront en tout 300 œuvres au « Louvre oriental ». Le temps du prêt variera de trois mois à deux ans, selon les dispositions de chaque institut.

Les sculptures, tableaux ou photographies vont d’une période allant de la préhistoire à l’art contemporain. Parmi les  œuvres que verront les visiteurs du Louvre d’Abu Dhabi, on compte L’Apollon du Belvédère (Le Louvre), Le Joueur de fifre d’Edouard Manet (Musée d’Orsay), ou encore la Nature morte au magnolia d’Henri Matisse (Centre Pompidou).

Une exposition au Louvre de mai à juillet 2014 intitulée « Louvre Abu Dhabi : Naissance d’un musée » présentait déjà cent soixante des œuvres acquises par le musée émirien. Il aura fallu dix ans pour que le chantier du Louvre d’Abu Dhabi prenne fin. L’ouverture de musées annexes semble toujours délicate, notamment d’un point de vue socio-économique comme le prouvent les difficultés récentes du Guggenheim d’Helsinki où pro-Guggenheim qui doivent faire face aux détracteurs réunis sous la bannière « The Next Helsinki ».

Les petits frères des musées, à l’instar du « Beaubourg bis » « à Malaga, font obligatoirement l’objet de multiples négociations. Il s’agit autant pour les maisons-mères que de faire vivre les collections qui ne trouvent pas l’espace nécessaire dans leurs murs, que d’offrir à l’étranger un patrimoine culturel indéniable et d’attirer le tourisme culturel. Les musées « bis » de prestiges ont ainsi pour vocation majeure d’être des « moteurs économiques et touristiques » comme l’expliquait le maire de Malag à propos du Beaubourg andalou.

La liste des œuvres prêtées au Louvre d’Abu Dhabi est visible ici dans son intégralité ici.

visuel : ©capture d’écran

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Megane Mahieu

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