Arts

In and Out, le Street Art entre en Open Space

In and Out, le Street Art entre en Open Space

29 mai 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

2000 m2 sur deux étages de bureaux à Ivry-Sur-Seine, un promoteur qui peine à louer et l’idée géniale de faire occuper les lieux par un artiste, Fabien Hulin et un galeriste, Anthony Phuong. Le résultat : une soixantaine d’artistes, internationaux dont les célèbres Combas ou Pimax donnent à l’open space lumineux un air attrayant.

L’idée de l’association I.M Art est de s’inscrire dans la ville pour offrir une nouvelle façon d’exposer. Le mot clé est l’itinérance. Après le 30 juin, In and Out ira ailleurs. Pour le moment, dans ce building chic, on découvre au détour des rares bureaux munis de murs une alternance d’œuvres monumentales (la jambe prête au suicide de Gao Jié) et minimalistes (les sculptures en poussière de métro de Lionel Sabatte).

Deux gros coups de cœur restent. Le premier pour une scène de crime signée Pimax qui a recouvert de rouge faux sang les murs forcement vitrés du bureau du boss. Le second pour un musée dans le musée, tout en récup du collectif 1984 qui a rassemblé des photos de famille, du bois pour faire des cabanes, un vieux tapis, un miroir, des carreaux en faïence, des poutres… On entre dans cet espace tout en longueur qui nous fait passer d’une maison nomade à une galerie d’art où les toiles sont exposées. Ils rassemblent les objets trouvés à Ivry et amènent ces traces brutes dans l’espace aseptisé. Ça marche.

In and Out, c’est bien sûr l’idée de faire entrer l’art où on ne l’attend pas dans un souci d’accessibilité. Des performances auront lieu d’ailleurs tous les samedis dans ce sens. C’est aussi, résoudre la vielle question du « street art » comme un art à accrocher. Ici, par nécessité de rendre les lieux dans l’état dans lesquels ils ont été prêtés, l’expo se fait sans clous ni vis. La mobilité et l’éphémère restent, offrant à contre-courant d’une scénographie classique, une vraie belle expo d’art contemporain.

Visuel : (c) GWEN LEGRAS

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. amelie@toutelaculture.com

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