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Robert Combas chante Sète et Georges Brassens au musée Paul Valéry

Robert Combas chante Sète et Georges Brassens au musée Paul Valéry

04 novembre 2021 | PAR Yaël Hirsch

Pour célébrer le centenaire du chansonnier, né le 22 octobre 1921 à Sète, le musée Paul Valery a demandé au peintre Robert Combas de revivifier l’exposition La Mauvaise réputation qu’il avait imaginée en 1992 pour l’inauguration du Centre régional d’art contemporain Occitanie de Sète. Certaines toiles ont été perdues mais, sur les hauteurs du cimetière marin, le public ne perd pas au change… 

Ode à Sète et à Georges Brassens 

C’est donc sur les hauteurs de Sète, face au merveilleux cimetière marin où sont enterrés Jean Vilar et Paul Valéry, que le musée Paul Valéry propose des collections permanentes riches et des expositions temporaires hautes en couleurs… Gouailleuse, colorée, anarchiste, irrespectueuse et jamais politiquement correcte, dans le droit fil de l’esprit du répertoire de Georges Brassens, l’exposition Combas chante Brassens, du 8 octobre au 31 décembre 2021, est à ne pas manquer…

Un portrait double et irrévérencieux

C’est donc sur deux étages que se déploie cette exposition conséquente qui rassemble des tableaux évoqués par les chansons de Brassens, des œuvres plus récentes inspirées par Sète et des portraits irrévérencieux de Georges Brassens où Combas glisse une grande touche d’autobiographie (Georges Counas, 1992). Ajoutez à cela un véritable univers sonore, quelques petites notes personnelles (une ouverture où l’on se demande si l’on va rendre hommage à Paul Valéry ou à Georges Brassens, de nouvelles interprétations des chansons en prose salée sur les cartels, des remarques sur l’âge et la folie du chansonnier…).

Couleurs, franc-chanter et jouvence

Cela fonctionne merveilleusement : le screen shot priapique de Fernande, les rideaux de soleil des Bancs publics ou le côté « Suzanne et les vieillards » de Brave Margot des années 1990 sont superbes. Les tableaux manquants de l’exposition originelle sont un peu là, via des projections. Les toiles sétoises dont Le môle de Sète (1992) sont d’un bleu envoûtant, Brassens, sous son long arbre pour nous enjoindre à grimper les escaliers, est merveilleux, et le fondu enchaîné vers les collections du musée, notamment les toiles de Hervé Di Rosa, fonctionne bien. S’ajoute à cela un film conséquent d’interviews réalisé par Michel Onfray, qui a sa villa dans les parages, à réserver aux amateurs. 

On ressort de l’exposition plein de couleurs, de sons et avec l’odeur de la mer et de la remise en question dans les narines… Un bain de jouvence. 

visuel(c) affiche de l’exposition 

 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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