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À la découverte de « La pierre sacrée des Maori » au musée du quai Branly – Jacques Chirac

À la découverte de « La pierre sacrée des Maori » au musée du quai Branly – Jacques Chirac

03 juin 2017 | PAR Victoire Chabert

L’or vert de Nouvelle-Zélande est mis à l’honneur au musée du quai Branly – Jacques Chirac du 23 mai au 1er octobre 2017 dans le cadre de l’exposition « La pierre sacrée des Maori ».

Le pounamou ou jade de Nouvelle-Zélande est appréciée depuis des siècles par les Maoris, qui l’utilisent pour fabriquer outils, armes et ornements. Matière noble, symbole de force et objet de fascination, cette pierre prestigieuse, érigée au rang de trésor sacré, est au cœur de nombreuses croyances, histoires et légendes du peuple maori.

L’exposition « La pierre sacrée des Maori », conçue par le musée de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa présente, à travers un parcours en 5 séquences couvrant plusieurs siècles, plus de 200 taonga (trésors) rares, taillés dans le précieux minéral, dont une collection de 96 hei tiki, de 20 mere (massues courtes), et de 4 « pierres à toucher ».

Les premiers Maori ont très tôt reconnu la valeur et les multiples usages possibles du pounamu. Ce matériau combine beaucoup de qualités : dureté extraordinaire, résistance et beauté auxquelles s’ajoutent un toucher agréable et de très belles propriétés acoustiques. Dans une vitrine exceptionnelle, on peut admirer un ensemble rare de 96 hei tiki.

sans-titre2 Ce sont des pendentifs de forme humaine représentant des personnages à grande tête, au corps ramassé et aux membres arqués. Ces ornements sont les plus connus et de loin les plus appréciés dans la culture maori. La beauté de ses pendentifs rehaussait l’influence de quiconque les portait.

Le pounamu était aussi une pierre associée aux chefs et aux dirigeants. Elle était utilisée à la fois pour combattre et sceller la paix. Les mere, des massues à manche court, sont ces symboles de pouvoir, que l’on offrait parfois en cadeaux pour sceller un traité de paix. Chacun de ces trésors est porteur du mana (prestige) de ceux qui les ont fabriqués, des générations qui les ont utilisés ou portés, et des occasions auxquelles ils ont été associés.

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L’exposition présente des oeuvres plus contemporaines, fabriquées en punamou, preuve de la persistance des techniques maori et de la fascination symbolique exercée par le jade de Nouvelle-Zélande.

Le musée Te Papa Tongarewa a créée cette exposition pour conduire les visiteurs au plus près des fondations collectives et identitaires de la société maori, que ce soit dans leurs formes traditionnelles autant que contemporaines. Les pièces remarquables qui composent l’exposition et la façon dont elles sont scénographiées mettent en avant l’importance symbolique et le rôle social que le pounamou joue dans la culture maori. Le parcours rend compte du caractère sacré de la jade de Nouvelle-Zelande, qui fait partie intégrante de l’identité maori. Le proverbe « Ko au te pounamu ko te pounamu ko au » – je suis le pounamu et le pounamu c’est moi – révèle le lien immuable entre la pierre et l’identité nationale. « La pierre sacrée des Maori » reflète la profondeur d’une culture fascinante.

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Victoire Chabert

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