Arts
Christian Boltanski interroge l’art brut le 13 décembre à la galerie Christian Berst

Christian Boltanski interroge l’art brut le 13 décembre à la galerie Christian Berst

08 décembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La galerie christian berst présente  une table ronde avec Christian Boltanski et Philippe Dagen le 13 décembre à 19 h sur le thème « l’art brut est-il soluble dans l’art contemporain ? ».

L’exposition Joseph Hofer, alter ego, du 2 décembre 2011 au 14 janvier 2012,  lève le voile sur l’oeuvre de ce créateur autrichien, considéré comme « le plus grand » des « bruts » contemporains par l’artiste Arnulf Rainer, un de ses premiers collectionneurs. Pepi – c’est ainsi qu’il signe – se raconte. Dans le miroir qu’il se tend et qu’il nous tend, le corps tente de prendre son essor dans le carcan du cadre avec une grâce érotisée, indomptée.

La table ronde sera présentée en contrepoint des portraits de l’artiste par le photographe suisse Mario Del Curto et  des dessins de Hofer . Le ciel de l’art brut ou, du moins, l’idéal d’une création pure – avec les précautions qu’un tel postulat impose – est parfois traversé de figures cométiques qui, si elles n’apportent pas une confirmation sanséquivoque de ces thèses, les rendent pour ainsi dire palpables. Josef Hofer est non seulement l’une de ces figures, mais il en est en quelque sorte l’archétype. Des “bruts” contemporains, il est “le plus grand” affirme Arnulf Rainer, qui demeure l’un de ses premiers collectionneurs. En narcisse ingénu dont la réputation s’est étendue depuis près de dix ans au-delà du cercle des initiés, Hofer met en images une dualité fondatrice entre le corps et la psyché. Quelque chose qui tiendrait à la fois de l’enfance de l’art, selon Michel Thévoz, et du protocole conjuratoire, selon Philippe Dagen. Car Hofer épuise littéralement son sujet tout en renvoyant dos à dos les tenants d’un primitivisme absolu et les chantres d’une culture triomphante. Ce qu’il invente agit dans les zones de friction de ces plaques tectoniques, là où des continents en apparence lointains se chevauchent dans les profondeurs, contrariant un peu plus les cartographies usuelles de l’art. Il s’y tient, dans ce territoire d’ébranlement et de refondation, fermement mais sans posture, étranger aux conjectures mais présent corps et âme, impliqué – intriqué serait-on tenté de dire. Josef Hofer se met en jeu. En je. Et comme l’on sait, “Je est un autre”. Alter ego.

Un catalogue bilingue de 200 pages, avec des textes de Philippe Dagen et d’Elisabeth Telsnig, est publié à cette occasion.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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