Arts

An 2011, l’art s’expose

An 2011, l’art s’expose

30 décembre 2011 | PAR Bérénice Clerc

Art contemporain, ancien, primitif, peintures, photos, galeries, musées nationaux, en 2011 la rédaction de Toute la culture a déniché de petites perles, des artistes en devenir, vibré devant des maîtres, tremblé au coeur d’une installation ou chaviré devant l’oeuvre. La culture et l’art s’exposaient en 2011, voici les coups de coeur des rédacteurs !

Yaël Hirsch :

Odilon Redon au Grand Palais :

Grande amatrice du symbolisme en général et de Redon et Moreau en particulier, j’ai été très impressionnée. La scénographie rendait vraiment accessibles les fragiles séries de fusains ou dessins de Redon, et créait une atmosphère onirique. L’expo m’a également permis de comprendre combien Redon se sentait marginal : trop tard pour le romantisme, trop tôt pour le Parnasse.

Diane Arbus au Jeu de Paume :

Pour son élégance et sa manière de tout rendre étrangement inquiétant et passionnément fascinant.
– Stefan Sagmeister au Musée des Arts Décoratifs, qui m’ a ouvert un monde où humour, transgression et création, font un joyeux remue-ménage. Tout simplement génial.

 

Valentine Umansky :

-2001-2011, Soudain déjà :

commissariat intelligent et novateur de Guillaume Desanges. Une vraie expo foisonnante avec beaucoup à voir, découvrir ou redécouvrir et un beau parti pris concernant les dix années passées qui ont modelé le regard des jeunes élèves sortant des beaux arts.

Diane Arbus au jeu de paume :

Parce que c’est Diane Arbus au Jeu de Paume, qu’on l’a beaucoup attendue, que l’expo est belle même si elle reprend un peu celle qui avait eu lieu à Londres il y a quelques années.

– Graciela Iturbide aux Rencontres d’Arles :

Une grande photographe mexicaine peu connue en France dont les travaux ont été judicieusement présentés à Arles l’été dernier.

Bérénice Clerc :

Chiharu Shiota à la Maison Rouge :

Une découverte immense, une jeune artiste, un vrai coup de cœur

D où venons- nous ? Où allons-nous ? Qui tire les fils de notre histoire ?  Quelle valise de passé familiale portons -nous ?

Nul ne peut répondre simplement  à ces questions suggérées par les deux installations de Chiaru Shiota à la Maison Rouge en 2011.

Une artiste à suivre et à vite retrouver chez Daniel Templon en 2012.

Claude Lévèque chez Kamel Mennour :

La puissance de la simplicité, la force d‘une lumière, d’un son, d’une matière d’une ambiance forte.

Entre peurs primitives et plaisir sensoriels, Claude Lévèque nous entraine dans la fin d’un monde avec l’espoir d’en construire un nouveau, riche de partage et exigences.

Claude Cahun au Jeu de Paume :

Une photographe, artiste d’une modernité absolue. Questionner à ce point le genre au début du 20e est rarissime. Une artiste résolument contemporaine adepte de l’autoportrait.

Entre humour engagement et violence d’une société, Claude Cahun ouvre les portes de la liberté parfois oubliée en 2011.

Amélie Blaustein Niddam

Vick Muniz à la Collection Lambert

Sur le fil de l’année, mon coup de coeur absolu vient de décembre et l’exposition se passe chez Monsieur Lambert à Avignon. Le brésilien exilé aux USA Vick Muniz met quelques filtres entre l’art et la réalité pour détourner les objets, des diamants aux ordures et en faire des œuvres photographiques d’une beauté indiscutable.

Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde

« L’art pour l’art », la formule est de Théophile Gautier, l’idée est que l’art ne doit se soucier de rien d’autre que de l’esthétique. En résulte l’Aesthetic Movement, qui dans l’Angleterre des années 1860 à 1870 a fait de la beauté son crédo.

Dans un parcours ponctué d’aphorismes d’Oscar Wilde se décline une collection magnifique et plurielle. Peinture, vêtements, accessoires, mobiliers, cette génération d’artistes a appliqué sa quête du beau à tous les supports possibles. Dans cette recherche, l’inspiration croise toutes les époques.  » A vrai dire, tout ce qui dans notre vie est moderne, nous le devons aux grecs. Tout ce qui est anachronisme est dû au médiévalisme  » écrit Oscar Wilde dans ‘La critique en tant qu’artiste». Dans cette inspiration, on reste ébahis devant les nez aquilins de Frederic Leigthon, grand nom de l’Aesthetic Movement…

 

 

Casse-tête du nouvel an, où sortir ?
Cinéma : le Best of 2011 de la Rédaction
Bérénice Clerc
Comédienne, cantatrice et auteure des « Recettes Beauté » (YB ÉDITIONS), spécialisée en art contemporain, chanson française et musique classique.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *