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Les Tests Rapides d’Orientation Diagnostique : « un outil qui permet d’atteindre une population qu’on atteignait pas avant » [Dossier Sida]

Les Tests Rapides d’Orientation Diagnostique : « un outil qui permet d’atteindre une population qu’on atteignait pas avant » [Dossier Sida]

01 décembre 2017 | PAR Amelie Blaustein Niddam

A l’heure où la Contamination court toujours, chaque année environ 6000 personnes découvrent leur séropositivité,  mais où les traitements permettent la non transmission du virus d’un séropositif à un séronégatif, l’épidémie est sur la voie de la disparition en France. A une seule condition : un dépistage efficace. Toute la Culture fait le point sur Les Tests Rapides d’Orientation Diagnostique

Alain Miguet est rédacteur en chef de Sida Information Service. Il nous explique ce que les Trods sont : « C’est un test rapide d »orientation diagnostic. On peut le faire hors les murs. L’atout majeur des Trods est d’atteindre une population qu’on atteignait pas avant. Parfois, si pour quelqu’un de gay il peut être compliqué d’aller voir un médecine de famille »

Jacques Bensimon est psychiatre, chef de service du CSAPA Le Corbillon, à Saint Denis, depuis 2001. Il voit dans ces tests un apport évident : « Cela permet d’avoir un résultat rapide sans passer par la prise de sang, au CSAPA nous avons des patients toxicomanes qui n’ont plus de veine, on ne peut plus les piquer. Les trods c’est facile, c’est gratuit. Dans le service on peut faire les deux : une prise de sang ou un test rapide. Je ne vois aucun inconvénient aux Trods »

En revanche, il ne faut pas perdre de vue un élément important. Les tests rapides ne peuvent détecter une contamination survenue il y a moins de trois mois. Les tests classiques, de type 4, peuvent eux se faire 6 semaines après un risque.

Mais alors, quelle est la différence entre les tests rapides et les auto-tests ? Le Trod est fait par quelqu’un et l’auto-test est fait seul rappelle Alain Miguet qui ajoute « Il faut toujours vérifier le diagnostic, si il est positif, par un bilan classique »

Que ce soit pour le militant ou le médecin, le combat est le même : combattre l’épidémie cachée. « Il y a toujours 25000 personnes qui sont contaminées mais qu’on arrive pas à détecter, ça permet de démultiplier les possibilités » rappelle Alain Miguet.

Mais les test ne préviennent pas et ne soignent pas. Le travail de Sida Info Service intervient à la source avec un accompagnement individuel et confidentiel. Et si les préservatifs continuent d’être distribués, Le Prep semble apparaître tel un messie que Alain Miguet compare au traitement contre le paludisme. Pour rappel, Prep signifie : « Pré » = avant
« Exposition » = contact avec le VIH
« Prophylaxie » = traitement préventif pour empêcher une infection de se produire.

Pour en bénéficier, il faut prendre rendez vous hôpital, vérifier sa sérologie. Ensuite le traitement se prend en continu, ou bien avant un weekend qui s’annonce festif. « Cela permet d’être empêché d’être contaminé, c’est un atout formidable. On est dans la prévention combinée ».

Pour savoir où faire un test, c’est ici.

Pour aller au Csapa ou en savoir plus, c’est ici 

Visuel : Sida Info Service et ABN

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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