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RideWith, la nouvelle application de covoiturage officie à Tel Aviv.

RideWith, la nouvelle application de covoiturage officie à Tel Aviv.

14 juillet 2015 | PAR Hakim Akcha

RideWith, basée sur l’application Waze a été rachetée par Google. Le géant de l’informatique compte tester son nouvel achat dans les rues de Tel Aviv en Israël. 

RideWith est la toute nouvelle application de covoiturage courte distance créée par Waze. En 2013, Waze ainsi que son dernier bébé sont rachetés par Google pour la modique somme de 1,1 milliard de dollars. Google tient à rester dans la légalité. Ainsi, pour éviter les vagues de contestation à la UberPop, l’application contiendra tout un tas de règle à ne pas outrepasser. Tout d’abord, l’application est basée sur le partage de frais, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas se révéler être un business, comme les taxis et doit seulement rembourser les frais d’essence. En conséquence, les prix s’élèveraient à 56 cents le kilomètre, auquel Google retirerait, pour son compte, 15%. En outre, les usagers ne peuvent proposer que deux courses par jour, une pour aller au travail et une pour rentrer. Cette méthode permet d’éviter la création d’un marché similaire à celui des taxis, et ainsi des recours de justice inutiles et coûteux. 

La mission première de l’application est de fluidifier le trafic entre les banlieues et les centres villes sur des trajets courte distance. Waze sera intégrée à l’application et permettra la connaissance des travaux et embouteillages pouvant ralentir les utilisateurs. L’application sera lancée, au cours de la semaine, à Tel Aviv en Israël. L’expérience déterminera si, oui ou non, l’application est généralisable à un niveau supérieur. En Europe, même si le concept de covoiture longue distance, de plus en plus utilisé, est largement détenu par Blablacar, celui du covoiturage urbain et courte distance reste encore peu développé. En région parisienne, c’est l’application Sharette qui tente de s’implanter dans ce créneau. Mais si l’expérience israélienne est un succès, Google risque de s’implanter à Paris, et dans d’autres mégalopoles, et ainsi souffler toutes les chances des petites start-ups comme Sharette de s’épanouir.

Visuel : © Logo officiel de Wase.

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Hakim Akcha

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