Politique culturelle
Stéphanie Sinclair : des photos contre le mariage forcé

Stéphanie Sinclair : des photos contre le mariage forcé

18 septembre 2015 | PAR Kalindi Ramphul

La photographe émérite Stéphanie Sinclair a réalisé une série de clichés pour s’imposer en détractrice d’un fléau bien trop répandu dans encore cinquante pays du monde : le mariage forcé des petites filles. La photographe remporte alors le Visa d’Or Magazine au Festival du Visa pour l’Image 2015 et vous propose de participer, avec elle, à la lutte contre ces pratiques barbares en achetant ses photographies.

Les plus jeunes ont l’âge d’aller à l’école primaire. Elles ont six ans, neuf ans, dix ans et sont contraintes d’épouser des hommes qui pourraient bien souvent être leur grand père. Depuis 13 ans, la photographe Stéphanie Sinclair, qui a remporté cette année le Visa d’Or Magazine au Festival du Visa pour l’Image, s’est emparée d’un sujet houleux : le mariage forcé de très jeunes filles. En Syrie, par exemple, une fille sur quatre se verrait contrainte de se marier avant ses dix-huit ans. En 2011, cette réalité touchait 13% des enfants, aujourd’hui le chiffre a quasiment doublé. Une réalité effarante décriée par une journaliste concernée par l’humanité.

Privées d’éducation, arrachées à leur enfance, à leurs parents et à leurs amis, les fillettes sont la plupart du temps vendues par une famille meurtrie, qui cherche à se détacher d’une bouche à nourrir. Le poids traditionnel est par ailleurs conséquent dans des pays comme l’Ethiopie, le Yémen, le Kenya, l’Amérique du Sud ou le Pakistan, où les jeunes filles sont censées honorer leur famille en se mariant, en tenant une maison et en faisant des enfants, peu importe leur âge.

La journaliste Stéphanie Sinclair ne s’est pas contentée de prendre des photos. Pour lutter contre ces pratiques pédophiles et barbares, elle s’est investie dans l’association Too young to wed, qui se bat contre le mariage forcé d’enfants souvent victimes également de mutilations sexuelles. La journaliste est animée par le désir puissant de faire connaître ces pratiques monstrueuses pour que cet esclavage sexuel finisse par être définitivement aboli. Rappelons, par ailleurs, que même dans certains pays où le mariage des enfants est interdit, comme en Inde, cette pratique reste extrêmement répandue.

La tâche s’annonce alors ardue mais la journaliste ne perd pas espoir et nous propose de participer, avec elle à l’éradication de ces coutumes. En outre, il vous est possible d’acheter une de ses photographies, au prix exceptionnel de 100 euros. Les fonds seront reversés à un foyer d’accueil pour jeunes filles, la Samburu Girls Foundation au nord du Kenya. Rendez-vous sur le site Tooyoungtowed.

Crédits photo : ©Stéphanie Sinclair

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