Politique culturelle
Marie-Claire Martel, Présidente de la COFAC : « Les associations culturelles sont le réservoir d’emplois artistiques de demain »

Marie-Claire Martel, Présidente de la COFAC : « Les associations culturelles sont le réservoir d’emplois artistiques de demain »

15 juin 2020 | PAR Yaël Hirsch

Alors que la Coordination des Fédérations et Associations de Culture et Communication (COFAC) a publié le 15 avril une première enquête, réalisée dès le début du confinement auprès de près de 2500 responsables d’associations culturelles, sa présidente, Marie-Claire Martel, nous éclaire sur la situation de ce tissu vivant et indispensable à la reprise de la vie culturelle post-Covid-19 dans tous les territoires.

L’enquête sur les associations culturelles face au Covid-19

Covid-19 : impact sur les associations culturelles est une enquête qui a recueilli les témoignages de 2433 responsables des associations du secteur culturel (dont 1370 associations employeuses). Au 15 avril, 94 % de ces associations ont été contraintes d’annuler un ou plusieurs événements et 61 % à être entrées en sommeil momentané ; mais 61 % ont gardé un lien entre les bénévoles et 48 % poursuivent leurs activités à distance.

Elles étaient alors seulement 20 % à avoir activé les solutions financières proposées par le gouvernement ou les collectivités.

Celles qui sont employeuses ont pu recourir au chômage partiel à 46 % et au télétravail à 40%. A un horizon de 6 mois, 40 % d’entre elles envisagent une perte significative de revenus d’activité et une baisse des aides financières publiques à 32 %. Mais 74 % n’avaient pas encore rencontré de difficultés de trésorerie, même si plus des trois quarts avaient alors, au plus, 6 mois de trésorerie devant elles ; alors que ces associations culturelles se posent beaucoup de questions et que plus de 40 % d’entre elles demandent plus d’aide et d’accompagnement pour reprendre pleinement leur activité, Marie-Claire Martel nous parle de ce réservoir indispensable de notre vie culturelle et de notre démocratie.

INTERVIEW 

Comment est le moral des troupes ?

Nous restons positifs et très engagés. Nous avons la chance de vivre dans un environnement très solidaire, ce qui est extrêmement important en général et ce qui l’est plus encore plus en période de crise. Tout au début du confinement, après avoir accompagné la fermeture des établissements associatifs (musées, écoles de musique, MJC, écoles de cirque…) nous avons commencé par soutenir et accompagner l’Anedem, l’Association Nationale des Etudiants Musiciens et Danseurs du supérieur. Les hébergements ont été fermés, cela a mis les étudiants face à des difficultés insolubles. Dès le premier jour du confinement, nous avons mis en place une foire aux questions sur notre site, ouverte à toutes les associations culturelles – adhérents ou non – et nous répondons à leurs questions. Pendant le confinement, les bénévoles sont restés en contact ; certaines activités se sont poursuivies et nous avons beaucoup travaillé sur les innovations, notamment numériques. Par ailleurs, certaines associations, totalement empêchées de mettre en œuvre leur projet, ont ainsi redirigé leur action et leur bénévolat vers des actions d’urgence, en lien avec d’autres associations de leur territoire ou avec leurs élus (lutte contre l’isolement, aide alimentaire, aux soignants ou fabrication de masques… ).

Comment s’est préparé le retour à l’activité ?

Nous avons aussi préparé la réouverture dès avril, notamment en contactant des scientifiques, y compris à l’étranger, pour essayer de comprendre et d’imaginer des solutions qui préservent au mieux la santé des salariés, des bénévoles et des adhérents ou des bénéficiaires, mais qui n’empêchent pas les activités artistiques.

Tout cela en essayant de préserver l’équilibre des finances fragile des associations. Pour les associations, le confinement a été synonyme parfois d’une mise en sommeil pour le cirque, les chantiers de bénévoles de restauration du Patrimoine ou les chœurs, par exemple. Mais il y a eu surtout beaucoup d’enseignement à distance, notamment dans les écoles de musique même si c’est parfois plus compliqué pour certains. Cette crise met en lumière et creuse des inégalités préexistantes : certaines familles sont dans des zones blanches et souffrent de la fracture numérique ou vivent des situations sociales très difficiles – elles n’ont pas forcément d’instrument à la maison, par exemple.

Donc, des disparités sociales préexistantes… ; de vraies inégalités sociales qui ne devront pas retentir sur les résultats des examens de cette fin d’année.
Enfin, au-delà de cet accompagnement artistique et pratique des activités associatives culturelles, le rôle de la COFAC a été d’abord de faire remonter auprès des pouvoirs publics les difficultés rencontrées par les associations sur le terrain, afin que les mesures prises soient adaptées et leur soient applicables. Cela semble une évidence ? Et pourtant… En terme d’économie sociale et solidaire – d’autant plus quand elle est non lucrative – rien n’est facile. Arriver à faire comprendre aux décideurs qu’une économie d’intérêt général, non lucrative, est aussi une économie est souvent complexe.

Et l’aide publique a-t-elle été au rendez-vous ?

Les 163 000 salariés des associations culturelles avaient besoin de la protection des mesures de mise en chômage partiel comme ceux de n’importe quelle autre entreprise. Nous avons mis un mois et demi à l’obtenir pour certaines. En ce qui concerne la rémunération des artistes intermittents dont les contrats n’ont pas pu être honorés ou ne le seront pas non plus cet été, nous avons déployé tous nos efforts afin également de pouvoir les rémunérer ou de les indemniser au titre du temps partiel.

Le dispositif mettant en lien le GUSO (plateforme qui permet de rémunérer les artistes lorsque l’on organise moins de 6 spectacles par an, de façon simplifiée), et la plateforme de déclaration du chômage partiel, ne sont toujours pas opérationnels pour toutes les associations puisque certaines n’ont pas de numéro Siret et que celui-ci est nécessaire pour accéder à la seconde. De même, les prêts garantis par la BPI n’étaient pas accessibles aux associations pendant de longues semaines de négociations (en droit et, jusqu’à peu, dans les faits).

Les conditions de reprise d’activité dans les écoles de musique, les compagnies de théâtre ou les chœurs sont toujours complexes et de nombreuses structures non pas rouvert ou partiellement. La situation des fêtes, spectacles historiques et festivals est toujours extrêmement complexe car nous n’avons aucune visibilité réelle sur les autorisations de jauges des rassemblements.

Ce flou est une grande difficulté. Comment les associations culturelles parviennent-elles à se projeter ?

Il est encore trop tôt pour chiffrer… et certes un photographe ou un théâtre privé peuvent pour l’instant arrêter leurs remboursements et tenir grâce au fonds d’aide d’urgence. Mais pour combien de temps et que va-t-il se passer s’il y a une deuxième vague de contamination ?

Au cœur des associations culturelles aussi, il y a des initiatives : dans les zones où le virus circule, des concerts au balcon notamment en direction des Ehpad, par exemple. Ailleurs, dans certains lieux et jardins, l’accueil des publics va pouvoir reprendre dans des conditions strictes. En extérieur, peut-être que certains rassemblements seront possibles… Mais un « petit musée » ou « un petit festival », ça n’existe pas !

Quand une association culturelle loue un espace, elle ne peut pas vendre une place sur cinq ! Ce n’est pas économiquement soutenable. Comme n’importe quel chef d’entreprise, un président d’association, tout bénévole qu’il soit, a des salariés et des fournisseurs à payer, un projet collectif à mener : il a besoin de cohérence et de visibilité. Ne pas savoir quand les salles pourront rouvrir complètement et les rassemblements en extérieurs se tenir et dans quelles conditions, compte tenu des délais d’organisation, de répétition, de mise en place des événements : tout cela plonge les dirigeants associatifs dans des difficultés inouïes.

Le numérique n’est donc pas la réponse à tout ?

Nous ne pouvons pas nous laisser enfermer là-dedans. C’est un outil merveilleux pour diminuer les coûts de déplacement, mais cela reste un pis-aller qui ne remplacera jamais une réunion physique. Et l’offre qu’on voit fleurir sur les réseaux et que proposent les musées ou les institutions culturelles aurait dû être mise en place bien en amont, comme c’est le cas dans de nombreux pays étrangers. Avec #CultureChezVous, ce ne sont pas 68 millions de personnes qui se sont mises à aller au musée… Jamais le numérique ne remplacera ou n’englobera la culture pour tous. La culture, c’est être avec d’autres, échanger, faire société. L’émotion d’une exposition ou d’un tableau n’est pas la même sur l’écran. Et si l’on entre au musée, c’est avec ses enfants, ses amis : c’est l’échange qui est important. En ce sens, la médiation reste nécessaire… en utilisant aussi le numérique comme outil. Et si le numérique permet la gratuité, tant mieux ; l’accès gratuit permet réellement d’améliorer l’égalité des chances. Mais la culture ne se réduit pas à son accès : c’est juste un pré-requis ! En ce qui concerne le spectacle vivant, cette mise à distance des corps est ce qui le rend inefficient. Quand vous êtes dans une salle de spectacle, c’est pour vivre avec l’artiste, avec le corps de l’artiste et le vôtre, ce moment… respirer à son rythme, faire battre les cœurs à l’unisson, vivre la même émotion au même moment, éprouver ensemble. Devant un écran, vous êtes seul.

Quel est aujourd’hui l’état économique des associations culturelles ?

Les recettes sont quasiment à zéro, les dons sont aussi en train de disparaître : les entreprises les réorientent vers les secteurs sanitaires ou la lutte contre la pauvreté. Pour ce qui est des aides publiques, la plupart des associations culturelles, hors des grands musées ou institutions, sont en-dessous de 20 % de subventions. L’État s’engage globalement à maintenir ses aides. Mais des financements locaux sont souvent en suspens entre les deux tours des municipales. Même si la grande majorité des maires est volontariste et a maintenu les financements, d’autres, en attendant la réélection ou l’élection, ne peuvent rien faire.

Et au niveau régional ?

Du côté des régions, le plan de relance de l’Association des Régions de France (ARF) nomme explicitement la culture comme domaine d’action ; donc, il y a de l’espoir… et, de notre côté à la COFAC, nous accompagnons de nombreuses associations. Nous les guidons depuis le début de la crise dans les mesures d’urgence : chômage partiel, fonds d’urgence, mesures économiques offertes à tous les acteurs économiques et auxquelles les associations ont droit à partir du moment où elles ont des emplois ou une activité économique. La seule chose qui n’est aujourd’hui pas prise en compte concerne les entreprises qui n’ont pas d’employé et ne sont pas fiscalisées : quand elles ont engagé des frais sur des évènements qui ont dû s’annuler et n’ont pas pu dégager de recettes, elle se retrouvent en découvert à la banque et cela, elles n’en ont pas le droit… Elles risquent la faillite et quand les tribunaux rouvriront, ils jugeront donc des présidents… bénévoles !

Il y a aussi un socle économique qui est mis en danger ?

Oui, les associations culturelles, même si une grande partie est non lucrative, forment un tissu économique fort de notre société, un tissu qu’il faut préserver. Elles emploient des artistes mais aussi 163 000 actifs non artistiques. Les associations culturelles sont, à l’heure actuelle, le réservoir d’emploi artistique de demain. Si elles s’écroulent, cela va se sentir : il y a à la fois une obligation économique et une obligation morale de prendre en charge ces associations, c’est une question d’intérêt général, même celles qui sont « non lucratives » et que ce n’est pas la mode. Si l’on prend l’exemple des 25 000 comités des fêtes, qui font partie du patrimoine national, ils représentent 5 milliards d ’euros, ne sont pas ou peu subventionnés et engagent des artistes. Ils sont les premiers utilisateurs du GUSO pour 150 millions d’euros de salaire par an. Sans compter les 80 autres corps de métiers qu’elles font vivre…

Vous savez, un président d’association est un sacré chef d’entreprise… il fait vivre salariés et fournisseurs, avec la plupart du temps un haut de bilan égal à 0, l’interdiction d’avoir des dettes mais aussi de réaliser un bénéfice, doit faire travailler ensemble des salariés, des bénévoles, des volontaires, on attend souvent de lui qu’il forme ceux qui ont été rejetés par le système, tout cela en entendant chaque jour qu’il vit de l’argent public (ce qui est relativement faux puisque les subventions représentent aujourd’hui en moyenne 21% des recettes et qu’elles sont parfois versées 3 ans après la réalisation du projet) et qu’il donne ce que nous avons tous de plus précieux : son temps ! Alors ? Chapeau et merci !

Qu’est-ce qui vous inquiète le plus dans votre rôle d’accompagnement des associations culturelles ?

Pour nous, qui accompagnons plus de 300 000 associations, la question des territoires est très préoccupante, les bénévoles de ces associations ont un sentiment d’abandon, on ne parle pas d’eux dans les médias. Cette crise-là était déjà existante avant le Covid et elle explose aujourd’hui : les problèmes structurels de l’aménagement culturel du territoire sont un impensé. Il est temps d’orienter les politiques publiques non pas seulement vers les bâtiments, les institutions, mais dans le réseau humain, citoyen, qui fait vivre la culture au quotidien partout sur le territoire. Un réseau ancré localement et qui pourrait aller puiser dans les ressources mises à disposition par les institutions publiques pour mener leurs propres projets. Il s’agit, par exemple, de s’appuyer sur le musée local pour développer des projets des habitants. Avec très peu de moyens déployés, ce réseau d’appui est indispensable à la démocratisation culturelle, or aujourd’hui il n’existe quasiment pas. Il faut mesurer combien ces associations sont une richesse inouïe, un lien qui permet de construire une identité individuelle et collective et qui permet de préserver la convivialité, d’écrire une histoire collective. La culture, permet de se constituer en humains, individuellement et en société, collectivement, c’est un besoin primaire au même titre que le besoin de manger, de ne pas avoir froid, d’être en sécurité… Sans cela, si on exclut la culture des besoins primaires, nous nous exposons à fabriquer une société animale. C’est plus que jamais la place à laquelle sont relégués l’art et la culture qui nous inquiètent.

Rien n’avancera tant que l’on opposera culture et socio-culture.

La démocratisation est une urgence vitale pour la société. Faudra-t-il un drame démocratique, à l’instar de celui du Covid pour l’hôpital, pour que l’on s’en rende compte ? La multiplication des fake news me fait m’interroger et j’y vois un lien fort. S’il est évident qu’il faut renforcer la culture scientifique, pourtant nous ne sommes pas le pays où elle est la plus indigente. Je pense que l’être humain a un besoin premier de merveilleux, de belles histoires à ressentir, de rêve… et que s’il ne peut les vivre dans un acte artistique partagé alors il les inventera ailleurs. Si j’osais, je dirais que la culture et l’art sont dans sa nature ! Je crois que l’on luttera contre les fake news par plus de culture scientifique et artistique.

Au moment où la nécessité d’une large participation citoyenne individuelle, aux côtés de la démocratie représentative et des corps intermédiaires se fait jour, il serait illusoire de penser qu’une participation éclairée de tous va émerger sui generis ! Elle ne peut être que le fruit d’un travail de chacun et de tous. Si on fait collectivement l’impasse sur l’art et la culture, comment apprendre à se décentrer pour prendre en compte l’autre ? L’autre avec, ses attentes, sa vision du monde, ses problèmes quotidiens ? Avec sa culture en somme. S’inscrire dans une histoire commune, construire un avenir commun, ne peut passer que par la mise en partage de l’ensemble des ressources culturelles de la population. Sans cela c’est à peu près comme si vous écriviez un livre à plusieurs sans parler la même langue.

Les changements que nous devons opérer pour préserver la seule planète que l’on ait doivent être portés par les artistes, c’est leur fonction politique dans toute sa noblesse : nous amener à ressentir, à réfléchir, à nous mettre un peu à la place cet autre qui est parfois si différent de nous. Il est temps que l’art et la culture soient réellement démocratisés pour tous. Que les artistes puissent ramener le merveilleux en chacun de nous… même dans la banlieue la plus déshéritée ou le village le plus reculé.

Mais, si je suis bien certaine d’une chose, c’est que les artistes seuls n’y arriveront pas et qu’ils ont besoin de l’engagement des associations pour que cela soit possible partout. Et nous, nous avons besoin des pouvoirs publics comme facilitateurs et des institutions culturelles comme centres de ressources pour y arriver. Ce que nous faisons relève de la citoyenneté active et sa nécessité a éclaté au grand jour à la « faveur », si l’on peut dire, de cette crise. La solidarité active, les coopérations qu’elle met en œuvre, entre citoyens, associations, entreprises et pouvoir public sont la condition d’une République prenant pleinement en compte les droits humains et leur développement, à la fois comme socle, comme moyen d’action et comme horizon.

Nous, bénévoles associatifs, citoyens actifs dans la vie de la cité, sommes depuis longtemps engagés pour la culture et l’intérêt général, il est grand temps de ne plus nous traiter comme des enfants inconscients ou stupides. Sans remettre en cause le dialogue social, qui est autre chose, le dialogue civil est un impératif démocratique et les corps intermédiaires que nous sommes doivent en être partie prenante au même titre que les syndicats ou les organisations professionnelles du secteur lucratif.

Comment aider ces associations culturelles ?

Nous restons optimistes. Malgré tout, ces associations culturelles sont des acteurs plus résilients que les autres. Il y a beaucoup de bénévolat (18 millions de bénévoles associatifs en France !), les gens auront toujours envie de s’engager, sans doute plus encore après cette crise et ces associations seront le réservoir de la vie culturelle en France et donc de l’emploi artistique. La COFAC est en surchauffe et en déficit de main d’œuvre, les heures de bénévolat vont exploser cette année mais nous ne pourrons pas tenir indéfiniment comme cela. Pourtant une structure telle que celle-ci, démocratique, issue des acteurs de terrain, peut accompagner sur le terrain de manière bien plus efficace et rentable que ne le ferait un acteur public. S’il le fallait, cette crise l’a démontré et les milliers de questions reçues également. Il est grand temps d’en prendre conscience et de financer vraiment ses actions et sa structuration. Les fonds d’urgence, le chômage partiel sont un grand atout pour passer la crise mais nombre d’associations, soit n’y ont pas accès, soit sont incapables de s’en saisir seules. Le dispositif ESS-Secours, qui est parfaitement dimensionné pour les petites associations (5000 € max. et un accompagnement spécialisé) est très insuffisamment doté (4 millions pour 1,2 millions d’associations). Or, du côté des associations culturelles, les besoins sont là. Poussé par le Mouvement Associatif, le Gouvernement réfléchit à la création d’un fonds d’aide à la vie associative, non sectoriel ; sa mise en place est urgente.

Chacun d’entre nous également peut contribuer : faire vite retravailler les artistes, retourner au spectacle même s’il faut être masqué, s’engager dans la vie associative et culturelle à côté de chez soi même s’il faut respecter des précautions sanitaires, car pour bâtir une culture avec tous et écrire une histoire commune, il faut sortir de chez soi et en finir avec cette mise à distance des corps avant qu’elle ne devienne une mise à distance des êtres.

La COFAC a recensé tous les dispositifs d’aide pour faire face au Covid-19 et répond à vos questions. Rendez-vous sur son site.

Visuel : © photo personnelle de MCM. 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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