Politique culturelle

Le Théâtre du Rond Point accueille ce soir la colère des intermittents du spectacle

Le Théâtre du Rond Point accueille ce soir la colère des intermittents du spectacle

17 février 2014 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Ce soir, lundi 17 février, les intermittents du spectacle, se réuniront au théâtre du Rond Point à 19H.

Le 13 février dernier, les intermittents du spectacle ont occupé, une partie de la journée, le ministère de la culture suite à une déclaration du MEDEF qui a mis le feu aux poudres. Le Mouvement des entreprises de France a suggéré de supprimer purement et simplement le régime des intermittents.

La réaction du gouvernement n’a pas tardé : « Le gouvernement ne reprend nullement à son compte les propositions du Medef concernant la suppression du régime d’assurance chômage des intermittents. C’est même de la provocation », a déclaré la ministre de la Culture, mais cela ne rassure pas.

Caroline Magrit, secrétaire de la Cgt Spectacle a dans un communiqué rappelé la cause de la lutte en cours. Tout d’abord, l’Etat ne répond pas à leurs attentes : « nous demandions une déclaration des ministères du Travail et de la Culture indiquant qu’il n’y aurait pas d’agrément de la prochaine convention d’assurance chômage sans le maintien des annexes 8 et 10 dans la solidarité interprofessionnelle. Nous réclamions également que les 2 ministères garantissent des négociations loyales et démocratiques où toutes les propositions et leurs chiffrages soient débattus. »

L’autre revendication vient demander des garanties : »nous estimions nécessaire que la ministre de la Culture flèche dans la négociation les propositions de la profession, soutenues par le comité de suivi : 507h sur 12 mois, 12 mois d’indemnisation avec le retour à une date anniversaire fixe et un plafonnement allocations chômage/salaires… propositions plus équitables et moins coûteuses que le système actuel. »

Dans une interview donnée au Parisien et reprise dans Le Monde, la ministre de la culture a pourtant réaffirmé son soutien à cette branche : « Économiquement, on a besoin des intermittents. Quand vous investissez 1 euro dans un festival ou un établissement culturel, vous avez 4 à 10 euros de retombées économiques pour les territoires ».

Visuel : © Manifestation cour d’honneur, Avignon, juillet 2013

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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