Politique culturelle

La Fondation Taylor : Dans la peau de Picasso pour une poignée d’euros

La Fondation Taylor : Dans la peau de Picasso pour une poignée d’euros

10 juillet 2012 | PAR La Rédaction

Trop peu connue, la Fondation Taylor a néanmoins bientôt 170 ans d’expérience dans l’aide aux artistes. Pour une cotisation unique de 100 euros ceux-ci bénéficient d’un grand soutien dans les sentiers sinueux du marché de l’art. Retour sur une grande Histoire et une action de soutien à la création.

La fondation Taylor : un nom qui reste peu évocateur et souvent méconnu. Pourtant les plus grands ont fait le lieu. Jean -Jacques Henner, Corot, Ingres et bien d’autres : ils ont tous soutenu l’association des artistes peintres, sculpteurs, architectes, graveurs et dessinateurs. Sa création remonte à 1844 et elle demeure aujourd’hui l’une des plus importantes institutions œuvrant pour la promotion des arts et la défense des artistes.

Son fonctionnement ? Les membres règlent une cotisation – 100 euros pour une adhésion à vie – et peuvent ainsi réaliser une exposition de leurs œuvres. L’association vit des cotisations mais aussi et surtout des généreux dons de la part d’artistes contemporains ou de mécènes. Une commission des prix récompense chaque année un membre qui s’est distingué par son talent. Cela permet ainsi de soutenir les artistes et la diffusion des œuvres avec toujours une préoccupation en tête : venir en aide aux Artistes que la société souvent aveugle, malmène, ignore ou oublie.

Le fondateur du lieu, le Baron Taylor,a  reçu son titre en 1825 de la part de Charles X. Il fut également nommé commissaire royal pour le théâtre français, charge qu’il assumera jusqu’en 1840. Il favorisa le mouvement romantique et soutint notamment la représentation de Henri III et sa cour et de Hernani, qui marquèrent deux batailles fondatrices du romantisme. Il créa alors l’association de secours mutuel des artistes dramatiques, puis en 1843, celle des artistes musiciens, et en 1844, celle des artistes peintres, sculpteurs, architectes, graveurs et dessinateurs. Il consacra alors la majeure partie de son temps à la vie de ces associations.

Aujourd’hui, à l’heure de la libéralisation du marché de l’art et de financiarisation de plus en plus forte de certaines œuvres, la Fondation a un rôle d’autant plus important à jouer qu’elle permet aux artistes de se distinguer tout en se montrant solidaires. Ce principe essentiel fut bien résumé par le fondateur du lieu, qui déclarait en son temps : « Il faut secourir avant d’être secouru, c’est à ce prix que le secours honore et celui qui le reçoit et ceux qui le donnent »

La fondation est actuellement fermée pour des travaux de rénovation et d’agrandissement mais les galeries rouvriront en octobre prochain, afin de pouvoir accueillir à nouveau les nombreux artistes en quête d’espace et de liberté.

Ruben Moutot.

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