Politique culturelle
Jeanne Brun, conservatrice en chef du patrimoine, est nommée directrice du musée Zadkine.

Jeanne Brun, conservatrice en chef du patrimoine, est nommée directrice du musée Zadkine.

07 février 2020 | PAR Hortense Milléquant

Succédant à Noëlle Chabert, la conservatrice du patrimoine Jeanne Brun prend, à compter du 10 février, la direction du musée Zadkine, à Paris.

 

Jeanne Brun

Historienne de l’art, Jeanne Brun a consacrée sa thèse de l’École nationale des chartes aux mouvements Dada et surréaliste : « Georges Ribemont-Dessaignes et la vie artistique » (2006). À la suite de celle-ci, elle devient élève conservateur de musée à l’Institut national du patrimoine, elle est issue de la promotion 2008 (spécialité musées). Ainsi doublement diplômée, elle est d’abord, de 2008 à 2014, conservatrice du patrimoine, responsable du département des collections au musée d’Art moderne de Saint-Étienne Métropole. Et en parallèle de son métier, elle donne également des cours d’histoire de l’art à l’École nationale des chartes. Puis, elle est nommée conservateur en chef et directrice du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris, avant de remplacer à la tête du Musée Zadkine, Noëlle Chabert.

 

Noëlle Chabert

Cette spécialiste d’art moderne et contemporain a créé le département des arts plastiques à la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris et elle a été aussi chargée de la commande publique aux Affaires culturelles de la municipalité, entre 1990 et 1995. Particulièrement intéressée à la sculpture, elle devient responsable du développement au musée Rodin et commissaire d’expositions, de 2008 à 2014. Elle fait ensuite un passage par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris, avant d’être nommée par Paris Musées, en 2016, directrice du musée Zadkine, dont elle avait la charge, une première fois, entre 1996 et 2007. ‘Le rêveur de la forêt’ est donc sa dernière exposition pour l’institution parisienne, elle assure avec Jeanne Brun le commissariat de la rétrospective dédiée dessinateur et sculpteur d’origine russe Ossip Zadkine (1890-1967). L’exposition vient clore une triade, faisant suite à ‘Être pierre’ et ‘L’instinct de la matière’, dédiée à l’artiste slave et mettant en lumière sur les différents supports utilisés par Zadkine, entre autres le bois et la pierre.

 

Le Musée Zadkine

À partir de 1928, s’installant à Paris, le sculpteur réside avec sa famille au 100 bis rue d’Assas à Paris, dans une maison blanche. Cette dernière devient le Musée Zadkine à la mort de l’artiste-peintre Valentine Prax, sa femme. Elle respecte ainsi le souhait de son mari qui veut léguer à léguer à la Ville de Paris ses œuvres et la maisonnette.
Situé près du Musée du Luxembourg à Paris, le Musée Zadkine propose de découvrir des œuvres de Valentine Prax et les quelques 400 sculptures et peintures de l’artiste cubiste russe Ossip Zadkine.

 

Visuel: © Façade du musée – Serein – Wikipédia (CC BY-SA 3.0)

Le palmarès du Sundance Film Festival 2020, une belle édition !
Don Quichotte sous le signe du songe à Saint-Etienne
Hortense Milléquant

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *