Politique culturelle
Décès de l’écrivain malien Moussa Konaté à 62 ans

Décès de l’écrivain malien Moussa Konaté à 62 ans

03 décembre 2013 | PAR Kim Beci

L’écrivain malien Moussa Konate est décédé, à 62 ans, ce samedi 30 novembre à son domicile de Limoges de mort naturelle, selon ses proches. Le Point a annoncé la triste nouvelle qui a été confirmée par le frère de l’écrivain.

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L’auteur avait consacré sa vie à la lutte pour la reconnaissance de la littérature africaine et, plus précisément, malienne. Ayant été le premier à créer une maison d’édition au Mali (Le figuier), il a ainsi trouvé un moyen de faire publier des ouvrages dans des langues régionales, ouvrant le marché du livre à un public qui avait été, jusqu’à ce jour, mis à l’écart.

Il a créé, ensuite, les éditions Hivernage (2006), maison penchée sur la littérature mondiale qui effectue, en  même temps, la distribution des oeuvres des éditions Le Figuier en Europe.

C’était un homme de lettres. Ancien professeur de français, il avait quitté son métier pour plonger dans l’écriture. Son premier roman est sorti en 1981, depuis, il ne s’est pas arrêté d’écrire. Tourné vers le polar ces temps derniers, il était l’auteur de plusieurs romans policiers au héros récurrent : le commissaire Habib. Il prétendait, avec ses ouvrages, toucher des lecteurs plus jeunes et leur ouvrir une porte vers le Mali, leur offrir l’opportunité de mieux connaître cette terre.

Très concerné par la situation de son pays et de l’Afrique dans son ensemble, il était aussi l’auteur de l’essai L’Afrique noire est-elle maudite? (éditions Fayard). Dans une interview pour la librairie Dialogues, en 2010, Moussa Konaté se montrait touché par le sort de son continent et évoquait les circonstances qui avaient pu le causer : l’esclavage, la colonisation.

Konaté vivait à Limoges depuis 1999 où il est décédé samedi 30 novembre. Une grande perte pour la littérature universelle, mais surtout pour le Mali, dont il était l’embassadeur par ses écrits et aussi par son festival international du livre et des films, Etonnants Voyageurs, qu’il dirigeait à Bamako et qui contribue aujourd’hui à la mise en avant d’auteurs et réalisateurs des quatre coins du monde.

Visuel : © Couverture de l’ouvrage L’Afrique noire est-elle maudite? de Mussa Konaté, Editions Fayard.

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Kim Beci

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