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Lucy Ayoub, Présentatrice de l’Eurovision : « Je vais être le plus moi-même possible »

Lucy Ayoub, Présentatrice de l’Eurovision : « Je vais être le plus moi-même possible »

20 avril 2019 | PAR Yaël Hirsch

En visite à Tel-Aviv pour comprendre comme la ville se prépare à accueillir la 64e édition de l’Eurovision, nous avons pu rencontrer les équipes de la chaîne de télévision IPBC (Kan). Sur le site en construction du Tel-Aviv Exposition Center, où les demies finales et la finale auront lieu à la fin du mois de mai. Parmi nos rencontres, l’une des quatre présentatrices de l’émission aux côtés de Assi Azar, Erez Tal et Bar Rafaëli : Lucy Ayoub. A peine plus de 25 ans, une grande élégance et une plume acérée, la présentatrice arborait un tailleur pantalon orange pour nous parler de la manière dont elle perçoit son rôle dans la « chambre verte », une des deux salles du concours de chanson le plus imposant du monde. Interview.

Vous vous êtes faite connaître par votre écriture poétique, peut-on vous lire en anglais ou en français ?
Rien de ce que j’ai écrit n’a encore été traduit en anglais, j’écris de la poésie, du slam et des nouvelles et des petits scénarios pour le département numérique de la chaîne de télévision KAN. C’est ce que je fais quand je présente des programmes.

Vous faites des études en parallèle, avez-vous le temps pour tout ?
Non je n’ai pas le temps pour tout, mais par miracle j’y arrive. J’étudie dans un programme qui s’appelle PPE à l’Université de Tel-Aviv et qui mélange Philosophie, Economie et Science Politique. C’est un bon programme qui est parfois difficile et que je vais bientôt finir.

Pouvezvous revenir sur votre famille, très multiculturelle ?
Mon père et arabe chrétien et ma mère est juive : ses parents sont venus de Roumanie juste après la guerre.  J’ai été élevée comme arabe chrétienne, mais je suis un mélange des deux, j’ai aussi le côté juif, je parle les deux langues, Arabe et Hébreu. J’adore célébrer les fêtes et mes parents m’ont transmis des héritages riches que je porte, mais je ne vais pas vraiment à la messe et aujourd’hui, je suis athée. L’un des plus grands challenges en Israël est de mettre ensemble les religions et les nationalités plutôt que de les séparer.

Ces racines multiples, elles sont un plus pour présenter un concours qui célèbre la diversité et met en avant les identités LGBT comme l’Eurovision ?
Je pense que l’essence de l’Eurovision, c’est de célébrer la diversité et cela passe par plein de couleurs, dont celle du mouvement LGBT. C’est l’ADN de l’Eurovision qui a été inventé dans un esprit de paix et de dialogue après la Guerre : quelque chose qui dépasse la politique, avec des gens avec différentes philosophies de vie et différentes idées qui se réunissent pour chanter.

Pendant l’émission, en tant que présentatrice, comment comprenez-vous votre rôle : très voyant ou au contraire discret pour mettre en valeur les candidats ?
Je vais essayer d’être le plus « moi-même » possible dans cette tâche. Je ne suis pas extravertie et pas non plus timide et je pense que cet équilibre est bien pour la scène où je vais essayer de délivrer ma propre voix.

Visuel : YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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