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Les radios libres ont 30 ans

Les radios libres ont 30 ans

10 novembre 2011 | PAR Amelie Terranera

Initialement synonyme de radios pirates, les radios libres fêtent leurs 30 ans. La radio est rappelons-le écoutée par près de 43 millions de personnes.

Considéré par les Français comme le média le plus sérieux, la radio possède pour autant des racines illicites et populaires. En effet, avant la loi du 9 novembre 1981, seules les radios publiques avaient le droit d’émettre : France Inter, France Culture, France Musique… Pour les autres radios, brouillages de ligne, interventions musclées de la part de la police et saisies du matériel étaient de coutume. Les radios qui en avaient les moyens, à l’instar de RTL, Europe 1 ou RMC émettaient alors en dehors du territoire (Luxembourg, Andorre ou Monaco) pour ne pas se plier à la loi française.

Fraîchement élus, les socialistes votent la loi n° 81-994 du 9 novembre 1981 portant dérogation au monopole de l’État de la radiodiffusion. C’est la naissance de radios associatives et locales telles que Radio Zema, NRJ, Radio Nova, ou Radio Notre-Dame. « Les radios se voyaient attribuer une fréquence à partir du moment où elles avaient un émetteur assez puissant, un animateur avec une belle voix veloutée et une programmation musicale » révèle Jean-Charles Verhaeghe, spécialiste du secteur pour l’agence My conseils.

Dès l’année suivante, en 1982, 2.000 radios sont recensées. A ce jour, il y en a environ 900. « Ces radios de proximité ont été une véritable révolution. Elles offrent aux auditeurs des services que des radios régionales ne peuvent pas offrir parce qu’elles ne peuvent pas émettre à destination de seulement 1.000 à 5.000 auditeurs », indique Patrice Génlinet, sage au Conseil supérieur de l’audiovisuel, avant d’ajouter que la densité d’offre radiophonique en France est « unique au monde ».

Deux nouvelles révolutions viendront ponctuer l’histoire des radios libres. La première intervient en 1984, au moment où la publicité est autorisée sur les ondes. Deux statuts s’offrent alors aux radios : devenir associatives et recevoir des subventions de l’État ou bien commerciales et vivre des rentes publicitaires. La seconde révolution concerne internet et ses offres d’information et de musique. Les radios s’engagent donc dans une offre numérique en diversifiant leurs activités : web-radio, podcasts…

L’attachement des Français à la radio n’est plus à démontrer. A la fois proche des citoyens, identitaire, vecteur d’information et de divertissement, ce média singulier a encore de beaux jours devant lui. J’en veux pour preuve la lever de boucliers récente au sujet de la révocation avortée du patron de Skyrock. Le choix d’une radio est culturel, sentimental, voire engagé. Donc, touche pas à ma radio.

 

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Amelie Terranera

2 thoughts on “Les radios libres ont 30 ans”

Commentaire(s)

  • Jean-Michel

    1981-2011 : ah oui, vous avez raison, ça fait 20 ans. Pile ! (enfin à 10 ans près)

    novembre 12, 2011 at 17 h 24 min

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