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15 journalistes contre Christine Ockrent

15 journalistes contre Christine Ockrent

17 mai 2011 | PAR Moriane Morellec

Quinze journalistes de France 24 ont signé une tribune dans le journal Le Monde contre Christine Ockrent. La rédactrice en chef de France 24 et numéro 2 d’Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), se disant « victime » et en réitérant sa volonté de ne pas démissionner de son poste, a suscité, en réaction une tribune cinglante.

Une affaire d’espionnage secoue l’AEF depuis plusieurs semaines, sur fond de guerre des chefs entre Mme Ockrent et Alain de Pouzilhac, patron de l’AEF. Christine Ockrent a déclaré qu’elle entendait « laver son honneur et être rétablie dans ses fonctions » au sein de l’AEF, dénonçant un « lynchage médiatique ». Une mission d’information présidée par Michèle Tabarot (UMP, Alpes-Maritimes), présidente de la commission des affaires culturelles, a débuté ses auditions en mars pour faire un point d’étape sur la réforme de l’AEF (TV5 Monde, RFI, France 24) et sur « les dysfonctionnements » en son sein.

Une tribune sans précédent

Parmi les signataires de la virulente tribune apparaissent des noms très connus du PAF et des anciens de TF1 et France 2 tels que Gauthier Rybinski, éditorialiste politique internationale, Sylvain Attal, éditorialiste politique internationale, Roselyne Febvre, éditorialiste politique française, Stéphanie Antoine, chroniqueur économie, Soumaya Benaïssa, chroniqueur politique française, Vanessa Burggraf, présentatrice Le débat, Caroline de Camaret, chroniqueur Europe, Antoine Cormery, directeur Académie France 24, Julia Dorner, rédactrice en chef adjointe, Raphaël Kahane, présentateur, Mathieu Mabin, grand reporter, Aziza Naït-Sibaha, présentatrice, Arnaud Rivoire, présentateur, Christophe Robeet, chroniqueur Europe, et Ygal Saâdoun, correspondant aux Etats-Unis.

Les journalistes décrivent impitoyablement le comportement de la rédactrice en chef au sein de France 24. « En l’espace de deux ans, elle a, de fait, mis à bas la cohésion de la rédaction, écrivent-ils. Le canal arabophone fut pour elle une chaîne subalterne. Quant aux journalistes anglophones, ils étaient à ses yeux du menu fretin. Puis, de choix budgétaires et journalistiques hasardeux à la constitution d’un réseau éditorial parallèle clanique, en passant par la gestion caporaliste du dialogue social, elle a ébranlé les fondements mêmes de l’entreprise. »

Une « véritable politique d’ostracisme »

De son côté, Christine Ockrent se dit victime d’un « harcèlement moral » en visant l’attitude d’Alain de Pouzilhac, le pdg d’AEF, « qui n’a cessé d’orchestrer » contre elle « une véritable politique d’ostracisme », et de Jean Lesieur, le patron de la rédaction de France 24, à son égard. À la suite de cette plainte, une trentaine de policiers ont perquisitionné France 24, AEF et le domicile d’Alain de Pouzilhac. Une intrusion policière massive qui a profondément heurté la rédaction. Les auteurs de la tribune publiée dans Le Monde évoquent cet épisode rocambolesque pour noter que la visite, parfois gênée, des fonctionnaires de police s’est soldée par la saisie de « quelques disquettes informatiques ».

Au delà de l’affaire d’espionnage, Christine Ockrent a été désavouée par le personnel de France 24 qui a voté une motion de défiance par un vote massif (85%). »Pour nous, la page Ockrent est définitivement tournée. Et nous ne laisserons pas la rancune d’une journaliste, encore rémunérée par les deniers publics, polluer à nouveau la cohésion de France 24, » concluent-ils en appelant la tutelle politique étatique à sonner « le glas des idoles », en référence au passé glorieux de Christine Ockrent.

 

 

 

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