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Les finalistes du LVMH Prize 2021

Les finalistes du LVMH Prize 2021

28 avril 2021 | PAR Camille Bois Martin

Après plus de 1 700 candidatures et vingt demi-finalistes, la 8e édition du Prix LVMH vient d’annoncer les neuf finalistes de 2021. Hauts en couleurs, tailleurs, tissus et inspirations, cette nouvelle saison est profondément ancrée en son temps, reflet de créateurs regorgeant de talent qui ne se sentent pas limités par un tout digitalisé. Vue d’horizon de ces neuf créateurs. 

Une masculinité revisitée par Bianca Saunders 

 
 
 
 
 
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Basée à Londres, Bianca Saunders s’inspire de son entourage proche, et notamment de sa famille pour créer et revisiter la garde-robe masculine. Sa collection Surimposed propose des vêtements structurés dont la palette chromatique reflète pourtant une matière organique, naturelle, presque brute. Les pulls sont coupés, les chemises et costards semblent froissés, les coupes sont déstructurées mais au millimètre près, s’adaptant aux mouvements du corps – aspect du vêtement que Bianca Saunders analyse tout particulièrement, confectionnant ses silhouettes selon leurs prochains modèles vivants.

Couleur et coeur pour Charles de Vilmorin

 
 
 
 
 
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Nouvel inscrit à la Fashion Week haute couture avec sa marque éponyme, Charles de Vilmorin est également le nouveau visage de la direction artistique de la maison Rochas. Révélation de cette dernière année, ce « prodige » (pour reprendre les mots du Vogue français) de la mode fait également partie des finalistes de cette édition du prix LVMH. Sa dernière (et très remarquée) collection nous transporte dans un univers coloré et fantasmé, où les motifs de coeurs et autres formes abstraites enveloppent nos corps dans des vêtements épousant nos courbes de manière surdimensionnée. Les seins sont ronds et bombés, à la manière de nos poupées ; les épaules sont droites ou gonflées, semblables aux personnages de dessins animés ; les jambes sont moulées ou effacées par des pantalons dont la forme rappelle celle du coeur. Comme il le confie à Olivier Nicklaus, « Ce qui restera toujours d’une collection à l’autre, je pense que c’est mon goût pour le flou. Et puis cette envie de faire des pièces chargées, théâtrales.” ; théâtre formel et coloré qui pourrait l’emmener au devant du spectacle LVMH. 

Inspiration créatrice et chromatique : Christopher John Rogers

 
 
 
 
 
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Christopher John Rogers s’inscrit également dans un univers coloré, dont les formes se construisent et se subliment (régies) par et pour la couleur. Pour chaque collection, il part en effet de la couleur comme objet : chaque tâche colorée fait vivre ses vêtements et épouse la multiplicité des corps qu’il habille. Une robe à la taille exagérée, une veste dont les différentes couches de tissus sont transcendées par du jaune, du vert et du rose… Christopher John Rogers définit sa collection comme un « glamour pragmatique », quelque part entre une exposition chromatique et un monde fantastique.

Les coupes géométriques et upcyclés de Conner Ives

 
 
 
 
 
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Souvenirs formels des femmes qui ont traversé sa vie, les vêtements de Conner Ives combinent formes géométriques imprimées et découpées, dévoilant parfois une couleur, parfois un morceau de peau. Après avoir travaillé avec Rihanna pour la marque Fenty de cette dernière, le créateur britannique entend retranscrire dans ses collections son amour pour le vintage des années 2000 et l’upcycling ; chacun de ses vêtements est produit à partir de matières recyclées, mais formés à partir d’idées novatrices. 

Le romantisme de Kika Vargas

 
 
 
 
 
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S’inspirant de formes architecturales, Kika Vargas crée des vêtements aux allures romantiques, amples et fleuries. Sa marque éponyme, lancée en 2011, propose des silhouettes satinées ou brodées, dont les tons nous rappellent le printemps. Au sein de sa collection, les matières se croisent et se complètent comme un mur vient consolider un édifice ; les broderies parents les cols et les corps sont amples ou structurées (ou les deux) – architecture visuelle de tissus dont l’apparente simplicité déguise une construction archi-mesurée.

Streetwear et KidSuper 

 
 
 
 
 
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Déjà porté par certaines stars comme Pete Davidson ou Angus Cloud, KidSuper fait évoluer ses créations dans le monde du streetwear. Motif damier et abstrait sont combinés sur un long manteau de fourrure coloré, les pantalons patchwork ont une coupe droite (voire large) et les tee-shirts sont recouverts d’un visage abstrait… La dernière collection de KidSuper reprend les codes classiques du streetwear où on croirait presque retrouver l’influence du Pop Art des années 1960, transcendée en des formes oversizes et unisexes plus actuelles.  

Le jeu des matières de Nensi Dojaka 

 
 
 
 
 
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La collection de Nensi Dojaka fait sensation depuis plusieurs mois, tapissant les plus belles tenues postées sur Instagram. Jeu de matière entre opaque et transparent et de lignes entre courbes et lignes droites, le vêtement de Dojaka explore, selon les jurys du prix LVMH, les notions de force et de vulnérabilité, incarnant l’essence même de sa définition de la nature féminine. Ses robes moulent les corps qui les portent, tenues par de fines bretelles dont la structure semble s’emmêler dans une construction de lignes entrecroisées. La peau apparait ci et là, au grès du tissu du vêtement mêlant transparence, opacité et élégance. 

Lukhanyo Mdingi, hommage et modernité

 
 
 
 
 
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Dédiant sa dernière collection au designer Nicholas Coutts, décédé en 2019, Lukhanyo Mdingi situe ses vêtement quelque part entre tradition et modernité. Utilisant des matières et des motifs artisanaux, il les transpose en des formes contemporaines aux couleurs attrayantes, donnant à ses vêtements une allure traditionnelle pourtant loin d’être conventionnelle. 

Les vêtements aux mille trous de Rui Zhou

 
 
 
 
 
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Dernière finaliste de ce prix LVMH 2021, Rui Zhou est parvenue à séduire le jury (et Dua Lipa en couverture du Rolling Stone en février 2021) par ses vêtements aux matières délicates et aux formes qui semblent presque les mettre à mal. Le tissu est (très) fin et découpé de tous les côtés ; il enveloppe le corps tout en le rendant vulnérable et attrayant, laissant apparaitre la peau presque comme partie intégrante du vêtement, Rui Zhou « explorant les relations entre tension et délicatesse« . 

Le showroom digital des finalistes est accessible en ligne ; prochaine étape, la sélection du gagnant de cette 8e édition qui remportera 300 000 euros et un accompagnement marketing, juridique, financier, et en communication par les équipes de LVMH afin de pouvoir impulser sa marque.

Visuel d’en-tête : 20-02-27_LVMH Prize_©François GOIZE

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Camille Bois Martin
Étudiante en Master de Journalisme Culturel (Sorbonne Nouvelle)

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