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Les « Couples imaginaires » de Ciappa vandalisés

Les « Couples imaginaires » de Ciappa vandalisés

07 décembre 2015 | PAR Clémence Charrier

Et l’histoire se répète. Les oeuvres d’Olivier Ciappa on été une nouvelle fois saccagées, rappelant l’incident qui avait déjà eu lieu à Paris en 2013. Le photographe avait installé sur les grilles du jardin du Grand Rond de Toulouse ses fameux « Couples imaginaires » et « Couples de la République », mettant en scène des instants d’amour de couples homosexuels. 

Six jeunes Toulousains ont estimé que les œuvres ne devaient pas se présenter à la vue de tous, parce que il est intolérable que l’on fasse « la promotion de ce mode de vie ». Ils ont ensuite été interpellés par des passants, qui ont tenté, en vain, de discuter avec eux. Cet acte de vandalisme n’est pas anodin, il traduit une réalité que l’on a du mal à se représenter comme aussi vive : l’homophobie. Si les lois sont claires, que les mentalités ont changé, il n’en reste que l’homophobie est bien plus représentée, et surtout, bien plus virulente que l’on peut se l’imaginer, la preuve en étant faite par ces actes odieux. Loin d’être isolés, ce saccage traduit juste une réalité difficile à accepter et à médiatiser.

C’est d’ailleurs à propos de cela qu’Olivier Ciappa a réagi. S’il évoque la destruction de ses oeuvres, il appelle surtout la population à réagir face à cette homophobie, évoquant le Front National qui menace de gagner les élections régionales. En effet, les représentants du FN ont promis de supprimer les subventions jusque là allouées aux associations LGBT. Dans son texte, consultable sur sa page Facebook, il évoque notamment l’association Refuge, qui accueille les jeunes homosexuels mis à la rue, et qui ne vit que de ces subventions. Il demande donc une forte médiatisation des actes de vandalisme à l’encontre de ces œuvres, pour sensibiliser le plus de personnes possible.  Appel entendu.

VISUELS : © Olivier Ciappa

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