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Interview de Romain Vivien, président des Victoires de la Musique 2020

Interview de Romain Vivien, président des Victoires de la Musique 2020

07 février 2020 | PAR Kevin Sonsa-Kini

Romain Vivien succède à Natacha Krantz-Gobbi à la présidence des Victoires de la Musique. La 35e cérémonie, qui aura lieu le vendredi 14 février à la Seine Musicale, sera diffusée en direct sur France 2 et France Inter. Cette nouvelle édition est marquée notamment par la venue de Florent Pagny en tant que président d’honneur et aussi par la suppression des catégories « musiques du monde », « musiques urbaines » et « genre ».  

A une semaine de l’evènement, Romain Vivien a accordé une interview à Toute la culture.

Propos recueillis par Kevin Sonsa-Kini 

Toute la culture : Comment avez-vous été approché pour occuper la présidence des Victoires de la Musique ? 

Romain Vivien: Je siégeais déjà au conseil d’administration des Victoires de la Musique qui représente les acteurs de la filière, en tant que représentant de la SPPF (organisme qui représente les principaux producteurs indépendants pour notamment la gestion et collecte de leur droits voisins). Et ce, au titre de directeur général de Believe. Après avoir passé deux ans au CA, j’ai pu appréhender l’ensemble des sujets et problématiques des Victoires et j’avais envie de m’investir davantage. J’ai ainsi proposé ma candidature et j’ai été élu par le conseil d’administration. La présidence des Victoires alterne tous les deux ans entre un représentant des producteurs indépendants et un des majors. Je succède donc à Natacha Krantz-Gobbi que je remercie d’ailleurs pour son travail sous son mandat. 

-Florent Pagny sera le président d’honneur de l’édition 2020. Comment l’avez-vous convaincu de participer à cette cérémonie ? 

Tout simplement en le lui proposant et en soulignant qu’il avait marqué l’histoire de ces Victoires, en ayant été le lauréat en 1988 dans la catégorie révélation masculine. Mais également en ayant rendu des hommages marquants à de très grands artistes comme Charles Aznavour et Johnny Hallyday plus récemment lors de l’édition 2018. Cette édition des Victoires de la Musique étant un anniversaire, puisqu’il s’agit de la 35ème édition est placée sous le signe de l’histoire des artistes révélations aux Victoires. Florent Pagny était très légitime et avec une telle carrière, il n’était que temps de lui rendre hommage et qu’il soit président d’honneur cette année. 

-Dans une interview accordée à La 1ère, Jacob Devarieux, membre du groupe de zouk Kassav’ déplorait à la fois le manque de diversité aux Victoires de la Musique et la suppression des catégories « musiques du monde » et « musiques urbaines ». Qu’avez-vous à répondre à cela ? 

Ces deux catégories faisaient partie des six catégories « albums de genre ». Nous avons décidé, avec l’ensemble du conseil d’administration des Victoires de la Musique représentant l’ensemble de la filière, de les supprimer pour des raisons de lisibilité, de légitimité ou de subjectivité (est-ce que tel artiste ou tel autre fait vraiment du rock, des musiques du monde ou du rap, plutôt que tel autre). Et pour répondre à certains artistes qui ne souhaitaient pas être catégorisés dans un genre ou un autre mais « concourir » dans toutes les catégories au même titre que tous les artistes, sans être dans tel ou tel genre. Plus spécifiquement, au sujet de la catégorie des musiques du monde, qui est très importante pour nous tous, il a été décidé, pour continuer de la faire exister à part entière, de la représenter au sein des Victoires du Jazz. 

« Avec la suppression des catégories de « genre », nous donnons plus de place aux artistes et permettons à l’ensemble des nommés, de jouer en live le soir de la cérémonie »

-Ne craignez-vous pas que la disparition des catégories dites de « genre » soit mal perçue par certains artistes ? 

C’est effectivement un risque, mais d’autres artistes percevaient mal ces catégories justement. Et en ayant augmenté le nombre de nommés en passant de 3 à 5 dans les catégories « chanson de l’année » et « album de l’année », nous donnons plus de place aux artistes et permettons à l’ensemble des nommés, de jouer en live le soir de la cérémonie. Ce qui n’était pas le cas auparavant, car seul le gagnant des catégories de genre chantait le soir des Victoires. 

-Cette 35ème édition sera-t-elle meilleure que les précédentes selon vous ? 

Elle sera différente, et j’espère la plus réussie possible, avec beaucoup de places faites aux artistes, des nouveaux décors, un nouvel orchestre et des remises de prix un peu plus à l’honneur. C’est une édition anniversaire, donc particulière. J’espère donc qu’elle plaira et réunira le plus de monde possible, à la fois dans la filière musicale, mais aussi au niveau du public. 

Visuels : Bureau de presse Cécile Legros

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Kevin Sonsa-Kini

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