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[AGENDA] Quoi faire à Paris le 31 décembre et le 1er janvier?

[AGENDA] Quoi faire à Paris le 31 décembre et le 1er janvier?

26 décembre 2014 | PAR Megane Mahieu

Que vous boycottez le réveillon, ou que la gueule de bois ne sois pas trop violente, le 31 décembre et le 1er janvier ne sont pas des jours morts du calendrier du point de vue culturel. Toute La Culture vous propose de vous occuper intelligemment à Paris, pendant que tout les autres resteront sous la couette ou crouleront sous les préparatifs. 

Jacques-André Boiffard – « La parenthèse surréaliste », au Centre Pompidou

On zappe le kitsch  de Jeff Koons à qui Beaubourg consacre une grande rétrospective pour s’intéresser, quelques étages plus bas, au photographe Jacques-André Boiffard. Proche de l’écrivain Georges Bataille, Boiffard s’emploie à imager l’attrait de la transgression et du fétiche. Sensuelles et angoissantes, les photographies de Boiffard sont empreintes de sa formation médicale, vocation qu’il reprendra après cette « parenthèse » artistique de dix ans où il côtoya les chefs de file du mouvement surréalistes, André Breton et Man Ray en tête.

Galerie des photographies, en accès libre, de 11h à 21h, le 31 et le 1er.

Emile Bernard – « 1868,1941 », au Musée de l’Orangerie

Associé à son rival Gauguin par son essence symboliste, Emile Bernard est un artiste multiple, aussi bien peintre que graveur ou critique d’art. Artiste phare de la modernité, Emile Bernard a un parcours escarpé qui l’a mené de la Bretagne au Caire, où il tenta de renouer avec une certaine forme primitive, émerveillé par l’Orient. Lors de son retour en France, il se lie à Cézanne. Dernière chance pour les retardataires, la rétrospective ferme ses portes le 5 janvier.

Ouvert le 31 décembre jusqu’à 17h, et le 1er janvier.

Pasolini, un film d’Abel Ferrara

Quand un cinéaste sulfureux en rencontre un autre. Ferrara fantasme les derniers jours de la vie de Pasolini, cinéaste et écrivain majeur assassiné mystérieusement en 1975 sur la plage d’Ostie. Ferrara signe là bel hommage à un de ces maîtres d’art. Incarné par le troublant Willem Dafoe, déjà à l’affiche de 4h44 du même Ferrara, Pasolini – cinéaste radical – se voit peu à peu redécouvert après que la Cinémathèque Française lui ait consacré une exposition l’année dernière.

Sortie le 31 décembre.

Bruno Decharme – « Art brut », collection ABCD à la Maison Rouge

Une magnifique exposition hétéroclite toute entière vouée à l’art brut et à ses échos contemporains, dans l’un des espaces d’exposition les plus intéressant de Paris.   Dans la directe lignée esthétique d’Antoine de Galbert, fondateur de la Maison Rouge, le collectionneur Bruno Decharme nous propose un panel impressionnant d’oeuvres diverses mais rattachées au travail de l’informe voire de la monstruosité.  Ainsi le beau parcours, pensé en termes poétiques, nous mène du chaos le plus primaire à des « cartographies mentales »

Au sous-sol de la fondation, l’impressionnant cube matriciel d’Isabelle Roy, « La chambre des fantasmes », plonge le regardeur dans l’antre de la folie, celle-là même rencontrée par l’artiste à l’hôpital Saint-Anne.

Fermeture à 16h le 31 décembre. Fermé le 1er janvier. Exposition jusqu’au 18 janvier.

Visuels : © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / image Centre Pompidou, MNAM-CCI © MME Denise Boiffard / ©Emile Bernard, Après-midi à Saint-Briac, 1887, Jorg Müller, Aarau / ©allocine / ©La Maison Rouge, Marc Domage

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Megane Mahieu

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