« I Remember » d’AlunaGeorge (et c’était pas mal)

22 septembre 2016 Par Kevin Depessemier | 0 commentaires

Trois années après Body Music, le duo AlunaGeorge est de retour pour la fin de l’été avec I Remember. Un deuxième opus intéressant, bien qu’un peu générique au premier abord, sûrement dû au nombre de collaborateurs qui imprègnent les productions normalement bien plus que suffisantes du groupe.

On se dit souvent que la Pop mainstream ne se renouvelle que très rarement, surtout après des albums comme Lemonade ou les productions de PC Music, mais on a failli omettre AlunaGeorge : ses beats rétro-futuriste et sa voix veloutée qui donne bonne humeur et bon move. Malheureusement (ou heureusement ?) là où l’album aurait pu faire vibrer notre été, il va simplement égayer notre rentrée.

AlunaGeorge, c’est la collaboration d’Aluna Francis au chant et de George Reid à la production, et cela résulte en un mélange des genres qui donnent à leur electro-pop un certain cachet, du moins c’était le cas de Body Music, leur premier album qui avait reçu les critiques positives à foison. Avec I Remember, ils tentent de se renouveler, d’innover encore une fois un nouveau son, après de nombreuses collaborations à succès (DJ Snake, Jack Ü, Zhu…) qui leur ont d’ailleurs donné bien du succès, se plaçant parfois dans les charts avec une grande facilité.

Après « I’m in Control » et son bon dancehall, qui se donnera d’ailleurs une crédibilité matinée W9 (bien que ça faisait sûrement du bien entre les horripilants sons de l’été), on s’attendait à un album bien loin de son prédécesseur et au fil de l’effeuillage promotionnelle, des perles s’invitent. « My Blood » avec son beat sombre et ses paroles sibylline, « Mean What I Mean » et sa belle collaboration avec les rappeuses Leikeli47 et Dreezy qui disent enfin non aux lourdauds (même si l’ambiance générale serait pas mal dans un magasin de prêt-à-porter). Mais ils se trouvent que l’on se perd aussi un peu en voulant faire preuve d’innovation, comme avec le morceau éponyme de l’album, co-produit par Flume, qui aura beau être plaisant à l’écoute, semble bien trop insipide à côté d’autres tracks.

L’arrivée de l’album nous fait alors découvrir des morceaux comme « Heartbreak Horizon » qui pourrait bien être la réussite de l’album, l’entrainant « Not Above Love« , la douce ballade « Mediator » ou bien le très anglais et retour aux sources « In My Head ». On y trouve aussi ses quelques lacunes et surtout un album bien moins personnel dans sa conception, laissant la place à de nombreux producteurs et auteurs, une petite déception. On se dit donc que cet album au-delà de vouloir écrire une ligne dans la Pop mainstream, est aussi une recherche pour le groupe qui pourrait bien se faire une belle place durable sur cette scène, qui aurait bien besoin d’un coup de fouet tant elle en était devenue lassante ces dernières années.

Note de la rédaction :

Visuel : Couverture de l’album et des deux singles d’AlunaGeorge pour « I Remember ».


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