Les sorties cinéma de la semaine du 9 janvier

10 janvier 2017 Par
Quitterie Puel
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Pour cette nouvelle semaine de janvier Toute la culture vous présente une sélection des nouveaux films à l’affiche. Au programme : Un biopic sur Dalida, le premier film de Thomas Kruithof, très bien mené et enfin le très mauvais film de Sean que l’on préférerait oublier…

Dalida de Lisa Azuelos ( 2h04):

La Française Lisa Azuelos, réalisatrice entre autres de Comme t’y es belle ! (2006), LOL (2008) et Une rencontre (2014), et elle-même fille d’une célèbre chanteuse française, Marie Laforêt, passe derrière la caméra pour raconter la vie incroyable d’une femme absolue, Lolanda Cristina Gigliotti dite Dalida. Le film retrace sa vie mouvementée, de son enfance au Caire en janvier 1933 à sa disparition tragique à Paris en 1987. C’est une jeune actrice italienne , Sveva Alviti, qui incarne la chanteuse, on retrouve aussi le mystérieux Ricardo Scarmacio dans la peau d’Orlando et Jean Paul Rouve dans le rôle du Lucien Morisse.

The last face de Sean Penn ( 2h11)

Autant vous le dire, on a détesté et nous ne sommes pas les seuls, le film a en effet été hué à la projection de presse du matin de l’édition 2016 du festival de Cannes! Il faut bien admettre que le  réalisateur d‘Into the wild signe un navet affligeant où les cours blessés des enfants du Libéria font office de décors. Rien ne vous empêche de vous faire votre avis, mais sachez que le casting d’exception ( Javier Bardem, Charlize Theron, Adèle Exarchopoulos) ne relève absolument pas la médiocrité des dialogues et  la réalisation en général.

La mécanique de l’ombre de Thomas Kruithof (1h33)

Le premier film de Thomas Kruithof n’a rien à envier aux blockbusters étrangers habituels. Le français signe un thriller d’espionnage d’exception dans lequel il nous transporte pendant un petit plus d’une heure trente au plus près de la réalité des services secrets. C’est à travers le personnage de Duval ( François Cluzet, excellent) que l’on entre dans l’univers des écoutes téléphoniques, des services secrets et des complots politiques.  On y retrouve des échos à La vie des autres de Florian Henckel Von Donnersmarck et c’est très plaisant!

Ouvert la nuit d’Edouard Bear ( 1h37)

C’est un film à l’image de son réalisateur, nonchalant, je m’en foutiste et terriblement séduisant. Luigi ( Edouard Baer), directeur du théâtre de l’Etoile ( nom inventé, pour un théâtre près des Champs), doit absolument trouver l’argent pour payer les salaires en retard des vingt-sept intermittents, la veille de la première de la pièce,  » La femme et le Singe ». Accessoirement, il lui faut aussi dégoter un singe, si possible un vrai. Autour de lui gravite tout un ensemble de personnages ( Sabine Ouazani, Audrey Tautou ou encore Christophe Meynet) à la fois agacés et attendris par l’attitude de Luigi. Ce film est un hommage au théâtre et offre une traversée de Paris tout en sensibilité. On recommande!

 

Le divan de Staline  de Fanny Ardant (1h42)

Fanny Ardant n’est pas que l’héroïne sensuelle et fantasque, la femme libre du cinéma français, c’est aussi une réalisatrice passionnée par la culture russe.  Pour son quatrième long métrage, elle propose l’adaptation romanesque du Divan de Staline de Jean- Daniel Baltassat, échantillon d’histoire romancée à la mise en scène métaphorique. Un drame intimiste porté par de belles performances qui condense toute l’oppression et l’angoisse suscitées par la chape de plomb d’un Stalinisme en déclin. La performance de Gerard Depardieu est exceptionnelle, il incarne un Staline sur le départ, un bonhomme bourru, bouffi encore tonitruant mais à bout de souffle.

 

Harmonium de Koji Fukada (1h58)

Celui qui signa Au revoir l’été nous propose dans sa nouvelle réalisation un scénario brassant une belle flopée de malheurs. Au départ, l’histoire nous présente une famille normale, composée de trois membres. Voici qu’un « très vieil ami » du père vient un jour demander à être employé dans son garage, et à disposer d’une chambre dans la maison. Notre père accepte tout de go. Son épouse s’interroge, d’autant plus que l’homme avoue avoir fait de la prison pour un meurtre. Après un temps d’adaptation, elle finit par apprécier ce mystérieux M. Yasaka, qui va hélas être à l’origine d’un drame terrible pour cette famille…

Koji Fukada a manifestement beaucoup de talent mais son scénario nécessite de la motivation pour être supporté et son arrière-plan n’est malheureusement pas toujours très clair. On aime bien donc, sans adorer.