[Cannes 2016, Compétition] Mal de pierres: Quand Nicole Garcia laisse de marbre

15 mai 2016 Par Yaël | 0 commentaires

L’adaptation en Provence du best-seller de l’auteur sarde Milena Agus met en scène dans des decors et des costumes sublimes mais sages, une Marion Cotillard peu émouvante. Un film plat comme une pierre tombale. 
Note de la rédaction :

Fille aînée de riches paysans, Gabrielle est fragile des nerfs et des reins. Elle accepte un mari ouvrier et travailleur qu’elle n’aime pas, José (Alex Brendemuhl, vraie pépite du film) Plutôt que d’aller à l’Asile. Tandis que son mari leur construit une maison dans une cale, Gabrielle accepte un peu contrainte de suivre  une cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, et avoir un enfant. Au milieu de l’ennui morbide, elle rencontre un lieutenant blessé en Indochine (Louis Garrel qui imite Gaspard Ulliel). Il lui joue du Tchaikovski, elle reprend goût à la vie, mais la réalité d’un mari aimant et attentif existe aussi.

Filmée avec beaucoup (Trop?) de sensualité academique par Nicole Garcia et engoncée dans ses costumes dignes des évolutions de la série Mad Men, Marion Cotillard ne trouve pas les ressorts qui nous feraient nous émouvoir du destin de son personnage de femme passionnée et moderne. L’apparence glacée et les dialogues trop écrits alternent avec les mélodramatiques crises d’hystérie et l’on s’ennuie dans le décor sublime qui avait déjà servi pour le Youth de Sorrentino. Calme plat dans les montagnes suisses de la passion, donc et la Sardaigne de Milena Agus manque cruellement. Le seul élément qui surnage est le magnifique personnage du mari, que l’adaptation n’a pas réussi à totalement effacer. Dommage d’avoir perdu la fougue et l’intimité du roman dans ce film trop bien élevé.

Mal de Pierres, de Nicole Garcia avec Marion Cotillard, France 2016. En compétition. Distribution française : Studiocanal.

visuel : photo officielle


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