Le célèbre Michel Galabru s’en est allé

4 janvier 2016 Par Anaïs Marinier | 0 commentaires

Le comédien Michel Galabru, âgé de 93 ans, est décédé ce lundi matin. Selon sa famille, il s’est éteint dans son sommeil. L’air bougon de l’adjudant Gerber du « Gendarme à Saint-Tropez » a marqué les écrans et les scènes de spectacles.

 

L’acteur prolifique et populaire avait tourné dans plus de 250 films et téléfilms, sans compter ses très nombreuses apparitions au théâtre. Il a d’ailleurs été contraint d’annuler ses représentations prévues fin janvier dans lesquelles il jouait « Le Cancre », un texte autobiographique.

Né à Safi, au Maroc, le 27 octobre 1922. Michel Galabru est le fils d’un ingénieur des Ponts et chaussées qui travaille à la construction du port de Safi, il passe les sept premières années de sa vie dans cette ville côtière de la région de Marrakech. Lorsque la famille déménage, elle s’installe à Bousquet-d’Orb dans le sud de la France. Un drame marque ces années : le frère aîné de Michel Galabru est emporté par la tuberculose à l’âge de 18 ans.

Après des années d’études laborieuses – il est exclu de 7 écoles différentes – il commence tout de même des études de droit en suivant les conseils de son père. Il intègre finalement le Conservatoire d’art dramatique de Paris avant de rejoindre la comédie française en 1950.

C’est Jean-Devaivre qui lui offrit son premier rôle au cinéma dans : « Ma femme, ma vache et moi ». Il enchaîne ensuite avec « La guerre des boutons » d’Yves Robert en 1961, mais c’est son rôle dans la saga « Les gendarmes de Saint-Tropez » qui le révèle au grand public. Il joue ensuite plusieurs rôles dramatiques avant de recevoir un César pour son rôle dans « Le Juge et l’Assassin » de Bertrand Tavernier. Même s’il a fait ses preuves dans le registre dramatique, c’est dans les grandes comédies à succès qu’il est incontournable. A la suite de la mort de Louis de Funès, Galabru le remplace dans le film « Papi fait de la résistance »pour le rôle de Jean-Robert Bourdelle. Sa performance dans le deuxième film de Luc Besson « Subway » lui vaut une nomination au César du meilleur second rôle en 1986 et inscrit dans les annales sa réplique « Police, menottes, prison ». Cinq ans plus tard, il est nominé dans la même catégorie pour Uranus de Claude Berri. En 1998, il campe le chef du village d’irréductibles Gaulois, Abraracourcix, dans « Astérix et Obélix contre César », de Claude Zidi. Il est l’un des rares comédiens à ne pas jouer son propre rôle dans « Les Acteurs » de Bertrand Blier en 1999. Cinq ans plus tard, il retrouve Gérard Depardieu dans San Antonio de Daniel Colas. Il apparaît également dans le grand succès « Bienvenu chez les Ch’tis » en 2008 ou dans « Le petit Nicolas » en 2009. Il est remarquable en grand-père frustré dans « Un poison violent », le premier long-métrage de Katell Quillévéré sorti en 2010.

L’apogée de sa carrière, c’est sur les planches qu’il la passe. Il reçoit le Molière du comédien en 2008, pour la pièce « Les chaussettes-Opus 124″.

Michel Galabru se marie deux fois. De sa première union avec Anne Jacquot naîtront deux fils : Jean et Philippe. Puis il rencontre Claude, la nièce de la comédienne Micheline Dax, qui deviendra sa seconde épouse. Elle lui donne une fille, Emmanuelle.

Visuel : (c) DR


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