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Un souffle nouveau dans la tradition du luxe : à la découverte de La Grande Maison Younan Collection avec les Châteaux de Beauvois et du Prieuré

Un souffle nouveau dans la tradition du luxe : à la découverte de La Grande Maison Younan Collection avec les Châteaux de Beauvois et du Prieuré

11 février 2019 | PAR Yaël Hirsch

Alors que le fondateur de La Grande Maison Younan, Zaya S. Younan vient de recevoir la prestigieuse Médaille d’Or du tourisme, remise par le gouvernement français, nous avons passé 48h en bord de Loire dans deux des châteaux-hôtels de celui que Stephan Bern appelle l' »esthète californien ». Comme le responsable de la Mission de sauvetage du patrimoine français, nous avons été impressionnés par l’ immense travail de restauration du patrimoine français dans le sens du luxe et du confort mais aussi avec  « les meilleurs artisans dans le respect des savoir-faire traditionnels ».

« Tout le monde mérite une nuit dans un château » est l’hymne de La Grande Maison Younan Collection. Zaya S. Younan vient d’acquérir le Domaine et Golf de Vaugouard, à une heure au Sud de Paris, portant ainsi à sept le nombre de châteaux acquis et repris ou transformés en hôtels 4 étoiles en France, nous avons rencontré ce bâtisseur lors de son dernier passage à Paris et avons pu vivre l’expérience de deux de ses châteaux, tout un week-end.

 

 

Fondateur de l’empire immobilier américain Younan Properties, Zaya S. Younan est l’architecte d’un empire de luxe en France et en Europe qu’il construit vite en s’appuyant sur les piliers solides de la tradition. Énergique, à l’écoute, très attentif au confort de son interlocuteur, l’homme d’affaires est habité. Immédiatement, il vous fait partager son rêve, la vie de château : « Le premier château que j’ai vu de ma vie était dans mes rêves. Quand j’étais un jeune enfant, je vivais en Iran et nous étions très pauvres. Je me souviens d’un film français tourné dans ce château. J’y pensais à ce château tout le temps, chaque nuit. J’étais stupéfait par les pierres, par les statues, par la culture. Mais aussi par les personnes qui y vivaient, les servants, le style de vie à l’intérieur. J’ai toujours rêvé de cela ». La découverte de Versailles, il y a trente ans, le conforte dans son rêve et quand il passe le pas, il y a trois ans, il est prêt. Prêt à aller vite, comme il sait si bien le faire dans les affaires. En France, la collection compte déjà 7 châteaux (dont le château du Petit Chêne en Poitou, le château Saint-Martin dans les Deux-Sèvres, le château La-Croix-Fourney en Bordelais et le château de La Perrière et son golf dans le Val-de-Loire) et une cave, il a aussi d’autres propriétés en Europe et une marque prestigieuse de cigares cubains : El Septimo. « Je ne voulais pas venir ici pour simplement acheter des hôtels. Je voulais faire quelque chose de réellement différent », explique ce visionnaire qui veut donner vie à un luxe total : « Quand vous proposez une chambre d’hôtel, vous ne pouvez pas juste fournir de sublimes chambres et un bon restaurant. Les visiteurs veulent plus que cela. Quand ils voient votre enseigne, ils veulent boire votre propre vin, ils veulent déguster votre propre champagne et ils veulent associer tout cela à votre marque. Ils veulent la sentir, l’expérimenter… » C’est ce que nous avons eu la chance de pouvoir faire en passant un week-end dans une région dont l’homme d’affaires est tombé amoureux : la Loire

 

 

Le Prieuré : la tradition du luxe restaurée, près de Saumur

Quand on arrive au Château du Prieuré, passant le long d’une splendide allée de marronniers pour laisser sur sa droite un jardin tout en verticalité, l’on fait un voyage dans le temps : suspendu au-dessus de la Loire, à quelques minutes de la mythique ville de Saumur, avec un corps construit par les moines au 9e siècle, une partie principale Renaissance et une annexe qui est un grand salon 19e, le Prieuré est un lieu qui respire l’hospitalité. Les 21 chambres et 15 villas privées de ce palais quatre étoiles étaient à l’abandon quand la Younan Collection l’a acquis et que Zaya Younan a rappelé tout le personnel historique de cet hôtel : « Nous nous devons de faire ce qui est bon et ce qui est nécessaire », explique-t-il quand il parle des insignes qu’il a faites faire pour sa famille : « Nos armoiries nous rappellent jour après jour les valeurs qui sont importantes pour nous ». Parmi elles : respecter l’identité d’un lieu, son Histoire, et le transformer pour le rendre accessible à tous ceux qui sauront le mériter : « Nous avons dû faire parfois certaines concessions pour rendre le château sûr. Mais nous tentons de préserver son histoire au maximum ». Un souci du passé que ceux qui travaillent au Prieuré savent bien communiquer : On sent la force de l’honneur et de la tradition à la chaleur et la fierté de l’accueil.

 

Ce qui n’empêche pas une certaine forme d’extravagance… Le grand salon a été entièrement restauré depuis l’acquisition et les travaux à la feuille d’or se sont terminés au Printemps dernier. Et l’entrée a gardé toute sa chaleur d’accueil des voyageurs, mais au-dessus et en face de l’homme aux clés d’or, c’est une Vénus de Botticelli qui vous souhaite la bienvenue, une copie commandée à des peintres de la région. Du côté des chambres, cheminée, échauguette ou terrasse avec vue sur la Loire, chacune a sa personnalité et la tradition de la « vie de château » est conservée : les tentures sont sublimes, les baldaquins royaux, l’espace est fou (alors que les chambres « Tradition » font déjà 15m², cela peut dépasser 40 m² pour les chambres « Prestige »), les salles de bain sont entièrement refaites avec des douches à l’Italienne et la literie est juste un rêve contemporain caché dans des ors anciens.

 

Côté table, l’exceptionnel est également au rendez-vous avec Le Castellane qui propose aussi bien une terrasse que des salons privés et où le jeune chef du crû, Richard Prouteau, allie la carte des mets à celle, pléthorique, des vins. Il propose une cuisine locale et délicate qui associe tradition et modernité. Au déjeuner, nous avons succombé aux saveurs du délicat Foie gras de canard poêlé aux huîtres de l’Ile de Ré, poireaux grillés et, sous un rayon de soleil d’automne, surtout relevé d’un verre frais de Valençais. Et l’on a goûté la beauté et la fraîcheur des Langoustines d’Ecosse cuites et crues, concombre du jardin avec sa fleur et son sorbet. Pour le plat, c’était un voyage au-dessus de la Loire que nous avons fait, avec le tronçon de Sole laquée au soja, relevé d’un daïkon confit aux algues et de citron confit, tandis que délicatement relevé de café moulu en guise d’épice, le tendre ris de veau glacé d’une soubise de céleri et ses poires farcies et rôties nous ont ramenés à la terre, encore mieux ancrées par un voile de Saumur. Pour les desserts, il faut commander tout de suite le soufflé, simplement exceptionnel ! Les menus commencent à 29 euros à midi et pour une dégustation le long du fleuve, cela va jusqu’à 80 euros pour une expérience gustative exceptionnelle, notamment le soir de la Saint-Valentin avec un menu pour deux exceptionnel. Si vous prévoyez un week-end en amoureux ou un anniversaire à fêter, sachez que pour une étape au château, les chambres du Prieuré commencent à 145 euros et que pour trois nuits la quatrième est offerte. La promesse de la Grande Maison Younan Collection est donc bien tenue « Tout le monde mérite une nuit dans un château ».

 

Le Château de Beauvois : la vie noble, à deux pas de Tours

Après une belle journée dans la région (options possibles : Balade en vélo au bord de la Loire, visite de caves, déambulation dans l’Abbaye de Fontevraud ou spectacle à l’illustre Cadre Noir de Saumur pour les amateurs de cheval, nous avons mis le cap vers une autre partie de la région et avons visité la magnifique ville de Tours. A une vingtaine de minutes du Centre-ville, changement de décor pour un autre des joyaux de la Younan Collection : Le Château de Beauvois est plus récent : le 15e siècle (avec une annexe du 17e), même si en fait, sa partie semi-troglodyte, selon la coutume d’une région laisse deviner une grotte – berceau de son humanité. Egalement en surplomb, mais un peu plus loin de la Loire, ce lieu magique faisait partie des domaines de chasse de Louis XIII qui visait les oiseaux à l’arquebuse autour de l’étang voisin.

 

Avec son parc de 80 ha et ses 35 chambres (qui commencent à 25 m² et à 145 euros la nuit en basse saison) dont un appartement, le lieu est à la fois royal et convivial. Là aussi, les travaux ont commencé, la literie et les tapisseries ont été entièrement rénovées, mais l’air de l’époque et la tradition de l’accueil des voyageurs qui date du 19e siècle ont été conservés, notamment avec les salles de bains, très intimes où des baignoires et même des bidets sont encore parfois à l’honneur.

Pour les parties communes, Monsieur Younan a complètement transformé l’entrée et s’est inspiré de la Galerie des Glaces de Versailles pour faire de l’accueil un coup d’éclat. Le bar est une petite merveille 18e où les tourangeaux ont bien compris qu’ils pouvaient venir se réfugier pour des longues conversations autour d’un verre de vin ou d’un Old fashion. Dans la tour centrale qui fait le lien entre les différents corps, un fauteuil et une bibliothèque donnent envie de venir passer toute une saison au coin du feu. Au sous-sol, Mr Yunan aime recevoir ses invités dans le délicat Riad qu’il a fait construire dans la grotte. Mais à côté, la cave a été réhabilitée avec jusqu’à 20 000 bouteilles disponibles dont 80 % sont des vins de la région. Des visites et dégustations y ont lieu pour des petites groupes à un prix raisonnable (20 euros pour 3 vins) et donnent vie au lieu.

 

Et la salle à manger, grande pièce royale et vive, donnant sur les jardins est une célébration de la beauté, des jardins à la Française et de la gastronomie. Sous la houlette du chef, Régis Guilpain, qui a commencé comme pâtissier et qui aime allier la belle cuisine à la simplicité, le bien nommé Louis XIII est une invitation au partage et au raffinement. Nous avons pu assister au Brunch du dimanche, qui, comme le premier menu, commence à 45 euros, vins compris (blanc, rouge et effervescent venu des riches caves du Château). Partis sur une note festive de bulles fines du coin parfaitement choisies, nous nous sommes adonnés avec passion à l’essai des diverses verrines (Saint-Jacques saisie à point, chair de crabe relevée par de l’avocat et du crabe ou joue de bœuf délicieusement tendre en salade), avons dévalisé le buffet d’huîtres, crevettes et saumon, et surtout, nous avons adoré le cochon de lait tranché finement et relevé d’une sauce juste parfaite. Fromages et desserts de prince étaient évidemment compris dans ce brunch exceptionnel. Enfin, si vous cherchez une idée unique pour la Saint-Valentin, le château de Beauvois propose un vrai séjour d’amoureux avec nuitée, dîner et petit-déjeuner gastronomiques, ainsi que départ tardif du 14 au 17 février 2019.

 

Nous sortons de cette expérience dans deux de ces lieux non seulement ravis, conquis, mais aussi avec une forte envie de rester, comme si, en une nuit, un lien très familier avait été tissé, avec le personnel, avec l’histoire et avec le chacun des deux châteaux. Le secret ? « C’est quelque chose de personnel. Ma personne est au centre de tout cela. Quand on entre dans un de nos châteaux, de la porte d’entrée au couloir, en passant par les lits ou le pain, je les ai pensé, touché, voulu et aimé personnellement. C’est cela qui rend le tout plus personnel et véritablement authentique ».

 

On attend les prochains projets de ce seigneur de l’hospitalité avec impatience…

visuels : (c) La Grande Maison Younan Collection

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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