Mode
Rabih Kayrouz, un créateur qui pense aux femmes

Rabih Kayrouz, un créateur qui pense aux femmes

13 mars 2014 | PAR Audrey Altimare

Créateur d’origine libanaise, Rabih Kayrouz marque de plus en plus son influence dans le monde de la mode, en mettant notamment l’accent sur la femme. Faisant tomber à ses pieds toutes les rédactrices de mode, portrait d’un couturier comme il s’en fait peu.

Né en 1973 au Liban, Rabih Kayrouz s’envole vers la France en 1991. En 1994, diplôme de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne en poche, il regagne Beyrouth, excité par le potentiel qu’offrait le Liban en pleine reconstruction. Ainsi, en 1998, le créateur fonde son propre établissement, la Maison Rabih Kayrouz, et va s’adonner durant dix ans à la création de pièces uniques pour des femmes qui l’inspirent. A partir de 2009, le couturier opère son retour sur la scène de la couture parisienne, en établissant son quartier général 38 Boulevard Raspail dans ce qui était jusqu’alors le Petit Théâtre de Babylone. En s’entourant des meilleurs artisans pour ses collections de prêt-à-porter et de luxe, ce à quoi s’ajoutent des lignes épurées et une approche désirable de la féminité, Rabih Kayrouz est devenu la coqueluche de la presse spécialisée tout en rencontrant un réel succès commercial.

La clef du succès ? Dans chaque collection l’élégance est reine, en prêt-à-porter comme en couture, toutes les créations mettent en valeur la femme et son corps. La mode est avant tout la femme et par la suite le vêtement, et ça, le solaire Rabih Kayrouz l’a bien compris. Lors d’une interview accordée au Point, le créateur se livre sur la vision qu’il a de ses collections et des habits, « c’est une pièce que l’on a envie de mettre et avec laquelle la femme peut jouer. Je ne lui impose rien. C’est elle qui fait qu’un vêtement devient quelque chose. Pas l’inverse ». Quand on lui parle d’inspiration, il réplique que « tout l’inspire, à tout instant et n’importe où ». Une femme qui l’inspire en particulier ? Oui, la « citadine, dynamique, féminine et sensuelle ».

Mais un choix, celui d’une collaboration avec la Redoute en 2012, illustre encore mieux la vision qu’a Rabih Kayrouz de l’industrie dans laquelle il évolue. Les petites robes fuchsias, aux imprimés grenade ou encore blanches, donnent alors vie à l’adage de Coco Chanel, « il n’y a pas de mode si elle ne descend pas dans la rue ». De la sorte, en plus d’exprimer ses valeurs et son savoir-faire au-delà de sa propre collection, le créateur contribue à démocratiser la mode. Pour boucler la boucle, le couturier a été fait « Chevalier des arts et des lettres » par le gouvernement français en 2013, démontrant avec élégance son influence au sein de l’industrie qu’il chérit tant.

visuels: Campagne de pub la Redoute, captures d’écran du site MaisonRabihKayrouz

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Audrey Altimare

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