Mode
La nouvelle collection de joaillerie déstructurée de la Maison Martin Margiela

La nouvelle collection de joaillerie déstructurée de la Maison Martin Margiela

26 février 2014 | PAR Audrey Altimare

C’est la plus décalée des maisons de couture, connue pour son utilisation frénétique du « blanc de Meudon », ses coupes déstructurées, oversize, la Maison Martin Margiela sort une nouvelle collection de joaillerie. Sans étonnement, la fantaisie a encore frappé.

Héritage… C’est de par ce mot que se dévoile la nouvelle énigme de la Maison Martin Margiela. D’après la définition, un héritage représente un bien acquis ou transmis par voie de succession, ce que l’on tient d’un prédécesseur, de générations antérieures. Les modèles utilisés pour cette collection s’accordent tous sur ce point.  Alliances, chevalières et bagues Pompadour, les grands classiques joailliers sont réunis. Mais ne retrouve-t-on pas une pointe d’ironie dans ce nom? Le mot héritage ne voudrait-il pas simplement illustrer ce que la maison lègue à la mode ? En un sens, si, et tout cela passe par la structure des bijoux. Même si le nom des modèles est connu de tout un chacun, l’ossature des bijoux, elle, est inédite. En or et diamant, tout est décalé, déstructuré, coupé en deux…

Durant des années la Maison Martin Margiela a proposé à ses clientes des lots de bijoux fantaisie. Ce n’est qu’en 2008, et le lancement de la ligne 12, que l’établissement inaugure sa collection de joaillerie. Grâce à une collaboration avec la maison italienne Diamiani Group, les portes très fermées du monde vertigineusement conservateur de la bijouterie de luxe se sont ouvertes, permettant à « MMM » de se façonner un nouveau terrain de jeu.

En s’attaquant aux classiques de la joaillerie, la Maison Martin Margiela accentue une fois de plus son image atypique. S’impose alors une troisième variante à l’explication du nom choisi pour cette collection. Celle qui réside dans le choix du grand public, de vouloir perpétuer une création, la transmettant aux générations suivantes … en héritage.

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Audrey Altimare

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