Mode
Fashion-Week hommes de Paris : épilogue d’une mode dans sa plus simple masculinité

Fashion-Week hommes de Paris : épilogue d’une mode dans sa plus simple masculinité

01 juillet 2013 | PAR Mariska Konkoly

yves saint laurentUn œil profond s’est fait l’onde déambulatoire d’un symbolisme délicat réadaptant la figure du mâle avec une élégance sans cesse réinterprétée. Du sport et du voyage éphémère, tous deux teintés de reflets et de motifs avant-coureurs, des costumes taillés ainsi et des gerbes de fleurs, qui parcourent les parades masculines de cette Fashion-Week parisienne pour l’homme du printemps-été 2013-2014.

Epris de sens en deux tons, au loin se promène l’aviateur, Louis Vuitton inspirait des parfums d’ailleurs. Le camel printanier s’alliait au gris éprouvé de carreaux anglais, pour soigner un épisode masculin et manifeste de petits shorts sages et découpés. Les trois M. se déstructuraient à mesure, modèle d’une maison de couture qui allume le regard futuriste. La superposition s’épluche avec sens pour Maison Martin Margiela qui construit à mesure les affres et les compositions de ses codes minimalistes où la ceinture s’affichait en ouverture.

La batterie sonnante et trébuchante, rythme les pas effrénés des fleurs presque japonisantes qui ainsi lancées, défilaient. L’ode à la légèreté flottait irrésistiblement dans l’air de Dries Van Noten, décuplant sans limite aucune, les motifs fleuris traversant ainsi les âges, les matières et les visages angéliques. L’impression corporelle dessine des marques artistiques qui parcourent les peaux de mots, de phrases et d’images, ainsi appelés tatouages. Chez Haider Ackermann, l’ambivalence prend essence dans la juste contradiction. O inspiration lointaine, o sarrouel, o coupe masculine et terriblement éprouvante de sensualité.

Place au monochrome des plus raffinées, en costumes majeurs et coupés de près chez Valentino. La pièce de cuir, éphèbe de l’accessoire appelait les cosmiques basiques de l’encensoir masculin. Julien David, la street life sur le banc de l’attitude décontractable et joliment raffraichit des mauvais garçons qui chantent des coupes amples et des motifs presque graffitis. Carven, l’homme est un artiste, il revit ses instants passés en pastel et trench, la cloche en chapeau masque ces jeunes têtes. La pop dessine des « shortophiles » et des combinaisons anglophones chez Raf Simons qui emprunte au futur les codes d’une tendance avant-garde, portant bien haut les chaussettes !

Ecouter le son des marinières et des écussons brodés sur les notes d’Olivier Rousteing qui pense l’homme en ensemble résolument chic, réinprègne les codes de Balmain qui emprunte le jeu de son vestiaire à la femme. Rocko-flash, excentricité en exergue, aux paillettes et chatoiement de couleurs qui dansent et tournent sans cesse sur les notes d’Yves Saint Laurent. Kenzo, au loin la lumière bouillonante de couleurs riches et impressionantes, un jus de tendances se presse sur les marches du catwalk en jungle aera et en nuancier colorant. L’attitude joliment nonlachante et sensuellement masculine d’Hermès, décline des coupes épurées à merveille qui façonnent le geste et les attitudes. Pour Kris Van Assche, Dior se mue en intemporels monogrammés, aux formes fortes et interchangeables qui jouent comme des miroirs. Enfin, en amazone qui règne en maître sur le motif, ethniquement jungle et authentiquement géométrique, Givenchy dessine et peint les affres sauvages de la mode pour hommes.

Visuel (c) : DR

Portrait : Dorothy Polley, galeriste insoumise
La 25ème édition du festival Arte Flamenco
Mariska Konkoly

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