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L’Homme Saint Laurent sera rock ou ne sera pas

L’Homme Saint Laurent sera rock ou ne sera pas

30 juin 2014 | PAR Mariska Konkoly

saint laurent ss15 homme
La PWF Homme comme on l’a nommée sur la Toile désormais, s’est vue clôturer d’une signature alors culte, celle d’Hedi Slimane, qui une fois encore a frappé l’âme masculine d’un glaive rock dans un décor obscur et onirique, la lumière pour seule ombre a vu défiler les Keith Richards des temps modernes. Revue très sixties d’un défilé, en lieu et place du Carreau du Temple, qui a manifesté l’âme d’un designer à part.

Sur le catwalk masculin, Saint Laurent a revêtu la peau de bête, franges immortelles et Bob Dylan en écho presque. Les coupes signaient la fin des années 60, un retour aux allures longilignes qui faisaient chanter les coeurs et les cheveux longs, le chapeau en ami parfait du poncho appelait au désert californien, chemises nonchalantes et ouvertes sur des accessoires-grigris et doucement fétiches. Hedi Slimane s’amuse à entremêler les décennies, du cuir clouté, des coupes anglaises, complet taillé près du corps et cravate slim à pois taillaient le décor tandis que les nuances camel dansaient dans l’air du soir en harmonie avec ces fleurs d’autrefois, peace et beaucoup de love pour cette collection homme printemps-été 2015. Un R, majuscule et comme un leit-motiv, une promesse, celle de dessiner un homme plus rock que jamais, le désigner entérine une fois encore son style, une empreinte fauviste depuis ses pas marqués au sein de la maison Dior. Grunge et musical, le son des petits foulards noués , le noir pour contemplation et ses modernes oeillères qui aiment se colorer de rouge contrastées de blanc tantôt.

C’est un décor hippie qui s’est levé, santiags au pied marchant sur le sable invisible et python sur le dos faisant résonner les murs du Château secret, un final parisien qui a vu s’élever pour l’homme de si belles sculptures.

Légende : Défilé Saint Laurent Hommes, Printemps-Eté 2015.

Visuel (c) : Vogue.fr

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