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Mars, Mercure, Pluton ou la Lune ? Où s’installer après le 21 décembre

Mars, Mercure, Pluton ou la Lune ? Où s’installer après le 21 décembre

20 décembre 2012 | PAR Bastien Stisi

Admettons, l’espace de quelques instants, que la prédication ancestrale du Popol Vuh maya soit vraie, et que les évènements du 21 décembre obligent l’humanité tout entière à reconsidérer considérablement ses perspectives d’avenir. Dans ce triste et funeste cas, il faudra bien trouver alors une alternative à la Planète Bleue, à ses forêts verdoyantes, à ses océans sans fonds, à ses monts sans sommets, à ses hypermarchés sans promotions. Laurent S., ancien étudiant en astronomie et actuel architecte d’intérieur, nous renseigne sur les possibilités qui s’offriront à l’humanité en cas de cataclysme véritable, et sur les possibilités de colonisation des autres composantes planétaires du système solaire :

Existe-t-il des possibilités pour l’homme de se réfugier sur une autre planète, si la Terre se retrouvait délibérément condamnée comme l’annonce le Popol Vuh maya ?

On ne sait pas trop, justement. Selon nos connaissances actuelles, aucune planète du système solaire ne pourrait convenir à cette éventualité. Il faut alors se projeter dans des théories qui se rapprochent de la science-fiction, mais pas de la science à proprement parler. Le problème de la présence d’eau, de nourriture comestible et d’un air adapté au système respiratoire humain se pose forcément. La question demeure toutefois essentielle. Hubert Reeves, astrophysicien émérite, a par exemple évoqué dans ses travaux la colonisation de l’espace comme une nécessité qui se présentera à l’homme dans les années à venir…

Justement, où en sont actuellement les recherches sur la question de l’éventuelle existence d’eau sur d’autres planètes ?

En fait, on voit de l’eau un peu partout sur l’ensemble des planètes du système solaire. Le problème, et il est majeur, c’est que cette eau apparaît sous différentes formes (de la glace, essentiellement), qui ne sont pas forcément adaptées au corps humain. Un lac de méthane a aussi été découvert sur la petite planète de Pluton. Mais a priori, ces eaux-là ne seraient donc pas utilisables. Mais encore une fois, rien n’est sûr. La plus optimiste des théories serait de trouver de l’eau liquide sur l’une de ces planètes, ce qui n’a pas encore été le cas. En somme, si la Terre disparaît aujourd’hui, avec nos connaissances actuelles, on n’a aucune échappatoire.

Quelle est la possibilité d’habitat sur les autres planètes du système solaire ?

Théoriquement, si on extrapole encore une fois considérablement nos connaissances actuelles, on aurait les moyens techniques de s’installer sur l’une de ces planètes. Pas sur Mercure, où il fait tout de même beaucoup trop froid (ndlr : lorsque le Soleil ne brille plus sur elle, la température sur Mercure descend jusqu’à -170 degrés) et où l’atmosphère est quasiment inexistante, mais sur Mars, éventuellement. L’Agence Spatiale Européenne (ESA), par Rocosmos et par l’Académie russe des sciences, l’expérience Mars 500 a expérimenté en 2010 l’enfermement de six personnes en vase clos durant 520 jours, en recréant les conditions d’un voyage aller-retour sur Mars. Les objectifs, ici, étaient toutefois plus psychologiques qu’autre chose, puisque l’on tentait de savoir si les astronautes seraient capables de résister à un voyage sur Mars. L’expérience s’est avérée positive.

Et qu’en est-il de la Lune et de ses capacités potentielles d’accueil ?

Sur la Lune, des possibilités existent plus sûrement. Des enceintes closes qui protégeraient les humains de l’atmosphère lunaire, ça paraît faisable et possible. Certains projets de la NASA existent d’ailleurs depuis les années 1960 et les premières expéditions étasuniennes sur le satellite, projets bien éloignés toutefois des fabulations de la science-fiction et du Moonraker de James Bond. Le problème, récurrent et complexe, réside encore dans la question de l’air, de la nourriture et de l’eau. On pourrait peut-être installer des structures solides sur la Lune. Il serait en revanche, à l’heure actuelle, bien plus compliqué d’y vivre…

Visuel (c) : Image du Voyage dans la Lune de Georges Méliès

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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