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Les 17 conseils « drague pour baiser » de la redac’

Les 17 conseils « drague pour baiser » de la redac’

13 février 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

A Toute La Culture, nous avons la chance de barboter dans un monde synonyme de plaisir. De la à imaginer que notre travail est un joujou extra qui fait crac-boom-hue, il n’y a qu’une petite liste et une vidéo.

– Solliciter une interview pour avoir le numéro de téléphone d’une jeune metteur en scène.
– Ecrire la critique positive d’un spectacle pour s’attirer les bonnes faveurs d’une ravissante attachée de presse.
– A la sortie d’un concert, bien se placer dans la queue des vestiaires et amorcer la discussion pour débriefer du concert avec sa voisine en disant que l’on va écrire une chronique dessus ;)
– L’emmener au Crazy-Horse :

– A l’entracte. Aller fumer. Ne jamais avoir de feu sur soi. Mais ses clopes. Choisir son altruiste du soir. Et débriefer de la première partie du concert avant d’aller ensemble au bar, faire plus amplement connaissance autour d’un verre, en attendant la reprise ;)
– Prendre des notes pendant un spectacle, notes toujours illisibles bien sûr histoire de susciter encore plus de curiosité. Lorsque la lumière se rallume, juste cueillir la question de celui/celle qui est assis à côté de vous : « vous écrivez ? », non je tricote.
– User de son statut de bénévole dans une petite salle de concert de banlieue pour accéder à la partie backstage et en particulier à la loge d’un chanteur en particulier. Un peu de blabla et beaucoup de sourires plus tard, mission accomplie ! Je suis allée dans sa loge, où mon charme natureeeel a pu opérer..
– Avant une pièce ardue, au texte plein de mots compliqués, et sans beaucoup d’action, soyez radical : placez-vous au premier rang. Parfois, une jeune fille seule s’y trouvera également. Le reste coule de source : d’un air léger, et, pourquoi pas, discrètement admiratif, étonnez-vous qu’elle soit au premier rang !
-Lui dire d’un air assuré que le travail de Winogrand est génial, que par chance, on possède deux places pour le vernissage presse. Ne pas dire qu’avant de voir les pubs dans le métro, on ne savait pas que Winogrand était photographe…
-Repérer un critique ciné qui vous plait, entrez en projection et soyez insupportable, le monde du ciné est bizarre. Vous l’aurez tellement énervé qu’à la fin il vous demandera peut-être pour qui vous travaillez.( C’est un début)
-Être critique de la « jeune scène » locale. Meilleur moyen pour avoir accès aux jeunes musiciens.
-Aller aux expositions aux heures de passage des étudiants aux Beaux-Arts. Aller aux expositions le dimanche matin à 10h, 95% de senior et 5% de jeunes passionnés qui n’attendent que vous pour une visite guidée.
-Aller à un concert et se faire remercier par le groupe d’avoir écrit « ce si bel article », 30 secondes sous les projecteurs sont suffisantes.

Et pour finir : un Conseil concret

« Je suis à la Gaîté Lyrique. Dans la fosse. Il y un concert intéressant qui me fait bouger la tête de manière frénétique (faire des ronds avec sa nuque, et pas avec le bassin). Dans le même temps, acrobatie étrange, j’écris des propos illisibles (et même par moi) sur un carnet MUJI. « Je prends des notes ». C’est ce que je réponds à une personne de sexe féminin qui me demande pourquoi je fais ce que je suis en train de faire. « Pour un journal ? ». « Oui, un webzine passionnant ». « Ah bon, et c’est quoi ce webzine ? » « Tiens, c’est marqué sur ma carte ». « Je te paye une bière ? » Voilà. Se faire draguer, ou se faire entretenir, par les services de comm’ comme par le commun des fans de musique. Puis ça change un peu que les filles payent les verres, c’est une matière (arrangeante) de protester contre la phallocratie dominante.

« J’vais m’en rechercher une, tu en veux une autre ? » C’est que mon métier et la posture sociale que celui-ci implique paraît plaire à cette jeune fille, qui fait avec ses yeux quelque chose de doux. Ou alors, c’est qu’elle aussi, achète ses carnets chez MUJI. »

BS

Visuel : Creative Commmons

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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