Musique

Saint-Valentin : L’Orchestre de Cannes déclare sa flamme avec le Sirba Octet le 14 février

Saint-Valentin : L’Orchestre de Cannes déclare sa flamme avec le Sirba Octet le 14 février

12 février 2020 | PAR La Rédaction

Le 14 février, l’Orchestre de Cannes et le Sirba Octet de Richard Schmoucler invite les spectateurs à déclarer leur flamme au Théâtre Croisette. Une Saint-Valentin unique où musiciens classiques et klezmer / balkanique s’entrelacent. Le directeur artistique et chef d’orchestre permanent de l’Orchestre de cannes, Benjamin Levy, nous parle de ce concert, d’amour et de « puissance de projection ».

Réservations, ici. 

Comment avez-vous rencontré Richard Schmoucler et la musique du Sirba Octet ? Certains airs font-ils déjà partie de votre « répertoire » personnel depuis longtemps ?
J’avais croisé Richard à plusieurs reprises car je connais plusieurs des musiciens de l’orchestre de Paris, dont Richard fait partie, mais c’est surtout un coup de cœur musical pour le Sirba octet qui m’a donné envie de programmer ce concert avec l’Orchestre de Cannes. Je ne connaissais pas particulièrement ce répertoire, que j’ai mieux découvert grâce aux beaux enregistrements de Sirba et également à l’occasion d’un concert donné avec le clarinettiste David Krakauer et l’Orchestre Lamoureux au théâtre des champs Élysées il y a quelques saisons.

Comment se mêlent les musiciens du Sirba Octet et ceux de l’Orchestre de Cannes pour ce concert ? Notamment comment cohabitent les instruments avec la balalaïka ?
Les deux entités orchestre & Sirba octet seront intimement mêlées, intriquées, se répondant, s’accompagnant l’une l’autre, se laissant parfois totalement la place et ce grâce aux magnifiques arrangements de Cyrille Lehn, qui prennent en compte la spécificité de chaque instrument et leur « puissance de projection » respective.

L’Orchestre de Cannes met-il souvent en avant la musique « folklorique » ou « world » ? Diriger ce type de musique demande-t-il un travail très différent de la musique dite « classique » ?
Je dois dire que dans mon esprit, il n’y a pas de différence de traitement entre une musique « savante » et « populaire ». J’ai coutume de dire qu’il y a de grands musiciens dans chaque style de répertoire. Edith Piaf ou Amy Winehouse par exemple étaient de grandes musiciennes, avec des phrasés et un sens musical exceptionnels. Des œuvres « non classiques » méritent autant d’attention et de soin que le cœur du répertoire habituel d’un orchestre symphonique. C’est précisément la raison pour laquelle nous avons, avec l’Orchestre de Cannes, donné des programmes mêlant des univers très variés : Je pense en particulier à « Mille et une nuits », concert donné en compagnie de la soprano franco-algérienne Amel Brahim-Djelloul la saison dernière, mêlant répertoire traditionnel kabyle, arabe, grec et turc et répertoire classique européen inspiré de ces musiques méditerranéennes ou encore au programme avec l’accordéoniste Felicien Brut, au cours duquel étaient juxtaposés les mondes du musette, du tango et une création contemporaine que l’on pouvait qualifier de « Musette transfiguré ». La saison dernière, nous avons également donné le programme « Summertime » avec la mezzo-soprano Pauline Sabatier qui mettait en lumière Les rapports secrets entre l’improvisation jazz et le répertoire baroque.

Pourquoi choisir de donner à entendre une musique de diverses origines (klezmer, yiddish, tzigane et russe) justement le soir de la saint-Valentin ?
Cette musique de tradition au départ purement orale, parle immédiatement au cœur.
Elle est d’une immense expressivité et recèle une nostalgie poignante, les amoureux ne peuvent qu’en être émus !

De manière plus générale, la Saint-Valentin reste-t-elle un moment privilégié pour se rendre au concert ?
Pour nos musiciens, nous vivons une Saint-Valentin permanente dans notre rapport aux œuvres que nous jouons !
En effet, pour être fidèle aux compositeurs dont nous jouons la musique, il nous faut absolument faire preuve d’un amour infini pour leurs œuvres. Le concert c’est cet intense moment de témoignage de cet amour.
Alors, oui, le 14 février est une très belle occasion d’aller au concert en compagnie d’un être cher ! À vendredi !

(article partenaire)

visuel : Benjamin Levy (c)Jóhanna Ólafsdóttir 

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