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La FNAC est à vendre

La FNAC est à vendre

08 octobre 2012 | PAR Marie Pichereau

La nouvelle est tombée pendant le week-end, le groupe PPR (Famille Pinault) met en vente la FNAC. Le pôle de distribution est depuis déjà près de quatre ans mis en vente. Aucun acheteur n’a encore fait de proposition. Le futur de la FNAC est-il en péril?

Le rachat du bien est en effet complexe, puisque l’entreprise gigantesque de la FNAC abrite des métiers et des produits, qui sont depuis quelques années en danger. Une très mauvaise conjoncture, avec l’arrivée du numérique. Les DVD, les disques et les livres non en effet plus la cote, ils deviennent même obsolètes. La FNAC se place derrière le marché omniprésent d’Apple, des tablettes numériques et des smartphones. Le coche est raté et le fossé ne fait que se creuser entre l’institution française et les nouvelles technologies. Pourquoi se déplacer pour acheter un livre ou un CD alors qu’il est disponible directement en ligne via un téléphone ou un PC ? Autre problème, la FNAC avait choisi de s’exporter à l’étranger, au Portugal et en Espagne notamment, et ce au grand détriment des villes « moyennes » françaises. Le revers est arrivé en même temps que la crise qui a plombé ces beaux projets, laissant l’entreprise à un avenir difficile. Si on jette un coup d’œil à l’étranger, toutes les entreprises versant dans la même branche que notre FNAC nationale sont déjà en faillite. Or la France n’est pas hermétique à la crise mondiale.

Fort de rentabilité et d’accroissement budgétaire, la famille Pinault souhaite donc, se recentrer dans le domaine du luxe, plus attractif et fructueux. Le groupe on s’en souvient s’était déjà séparé, il y a peu du Printemps et de Conforama. PPR désire augmenter son chiffre d’affaires d’ici à 2020, passant de 12,2 milliards à 24 milliards. A l’image de LVMH, le groupe Pinault recentre ses actions, sur le marché inépuisable du luxe. Même si les résultats de l’enseigne ne sont pas si mauvais et permettront peut-être à celle-ci d’être introduite en bourse d’ici à 2013. François-Henri Pinault (PDG du groupe éponyme) semble tout de même déterminé à récupérer ce qu’il peut déjà sauver à hauteur d’une valorisation boursière d’environ 500 millions d’euros.

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Marie Pichereau

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