Tendances

Lancement en demi-teinte pour www.parisnightlife.fr

19 novembre 2009 | PAR Yaël Hirsch

Alors que la nuit  parisienne est entrain de mourir lentement mais sûrement (voir notre article), et que la pétition « Quand la nuit meurt en silence » a rassemblé plus de 12 000 signatures, la mairie de Paris lançait mercredi 19 novembre à 11 h son site institutionnel, www.parisnightlife.fr. Celui-ci est accompagné par l’impression de la première édition d’une carte de Paris la nuit. Une conférence de presse en présence de l’adjoint au maire pour le tourisme et les nouveaux médias locaux, Jean-Bernard Bros, présentait le projet dans les salons de l’hôtel de ville, en présence d’acteurs importants de la vie parisienne comme le patron du Queen, Tony Gomez. L’assemblée des journalistes, était, elle bien moins convaincue.

Les lieux nocturnes référencés sur www.parisnightlife.fr ont été sélectionnés pour leur qualité de divertissement et de culture. Mais sur la première carte en version papier qui a été  distribuée, de grandes salles de concerts comme la Cigale, le Zénith, ou Bercy, sont aux abonnés absents. Parce que les responsables de ces salles n’ont pas donné leurs informations à temps, explique la mairie de Paris, qui assure qu’une deuxième édition de la carte devrait être imprimée. Mais faute de fonds, les infos sur le site et la carte sont pour l’instant disponibles dans un minimum de langues possibles. Par ailleurs,  le projet fou d’ouvrir grand les portes de la nuit parisienne aux touristes et à ceux qui la connaissent moins (quand peut-on entrer dans certains clubs très selects comme le Baron? ) semble très utopique.

La mise à jour des données sur le site doit être assurée, jour après jour par les clubs eux-mêmes, suivront-ils? Ou verra-t-on toujours les mêmes lieux de fête représentés, comme c’est le cas aujourd’hui dans la page évènements.

A quand la carte exhaustive recensant tous les lieux qui font vivre la nuit de Paris?

Et  en quoi la lisibilité de l’information peut-ellel relancer le goût des diverses populations parisiennes, franciliennes, ou touristiques pour la fête et la nuit parisiennes?

Et restent encore les gros enjeux d’horaires de fermetures des clubs, et  des difficultés d’obtenir des licences permettant au public de danser….

Beaucoup de questions pour très peu de réponses : à vous d’aller juger en vous baladant sur le joli site aux couleurs noires et fluo …

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

One thought on “Lancement en demi-teinte pour www.parisnightlife.fr”

Commentaire(s)

  • giordano

    J’ai été aussi surpris en lisant la carte qui se trouve dans les mairies d’arrondissements.. par la pauvreté de la sélection. Fortuit? peut être, en tout cas, tout celà n’a pas l’air d’être de taille à redonner vie à Paris la nuit.

    De toutes façons, j’ai téléchargé une application (pour iphone seulement, c’est le hic) mais elle permet de tout trouver après 2h du matin à Paris.

    Elle s’appelle iNight Paris et elle dépanne vraiment, pour le coup.

    janvier 6, 2010 at 3 h 37 min

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