Tendances

Kate Moss par les plus grands à la Galerie de l’Instant-Rencontre avec Bettina Rheims

Kate Moss par les plus grands à la Galerie de l’Instant-Rencontre avec Bettina Rheims

13 mai 2011 | PAR Avela Guilloux

Elle aura été LE visage de ces dernières décennies. Celle qui a fait de son attitude androgyne un véritable phénomène de mode méritait bien une exposition en son honneur. C’est chose faite à la galerie de l’instant, où l’on peut découvrir les clichés pris par les plus grands photographes de cette égérie intemporelle.

Il y a quelque chose de troublant à voir Kate Moss sur toutes ces photographies, qui font aujourd’hui partie de l’inconscient collectif. Au delà de son extrême beauté, de sa photogénie incomparable, un certain mystère entoure le mannequin. Aujourd’hui, elle fait encore partie de ces icônes intemporelles, et au-delà de l’aspect purement commercial de son métier, imprime à chacune des photos dont elle est le sujet une empreinte indélébile, qui malgré cette beauté loin des codes classiques, parvient à troubler hommes et femmes.

Quelle est donc le mystère de cette  » brindille », glamour et rock n’ roll?

Les premiers clichés qui la montrent pourtant extrêmement jeune, transpirent déjà de cette animalité, cette sensualité, cette manière de  » bouffer la pellicule ». En regardant toutes ces photos prises par les plus grands ces 20 dernières années, on est saisis par la pluralité de cette femme, qui fut tour à tour emblème des  » waifes »  (ces jeunes femmes très minces, au regard un peu perdu), égérie grunge, puis femme ( enfin !)  sensuelle devant l’objectif de Paolo Roversi ou Peter Lindbergh, par cette manière qu’elle a d’écrire une histoire avec chaque photographe : Kate Moss ne pose pas, elle joue, elle s’approprie la pellicule, sachant à la fois maîtriser parfaitement son image et laisser de temps en temps un peu de son  » je ne sais quoi » s’échapper. Pas étonnant que sa frimousse ait autant marqué notre génération. Loin des canons de la beauté classique au côté « poupée Barbie inaccessible » de ses collègues Claudia Schiffer ou Cindy Crawford,  Kate Moss, c’était un peu la girl next door, légèrement trop maigrelette peut-être ( ce qui fit d’ailleurs scandale à l’époque ), mais qui, devant un objectif, se révélait ( et se révèle toujours) d’un magnétisme sulfureux. Une icône qui, aujourd’hui encore, représente le chic rock’n’roll, classe sans en faire trop, dont on rêve toutes.

 

Bettina Rheims, qui a été la première à photographier la très jeune Kate Moss, nous raconte l’histoire cette photographie magnifique qui marqua le début de cette carrière incroyable :

 » A l’époque ( il y a 22 ans) je travaillais sur un projet nommé  » Modern Lovers », et je cherchais des personnes androgynes. J’avais beau écumer les agences et enchaîner les castings, je ne trouvais personne qui correspondait à ce que je cherchais. Un après-midi, Kate Moss est passée à l’agence, elle voulait s’inscrire. Elle sortait de l’école, elle avait son cartable sur le dos. En la voyant, j’ai su. Je lui ai demandé si elle accepterait de faire des photos. Elle m’a dit qu’il faudrait demander à sa mère, ce que j’ai fait. Sa mère m’ a répondu que de toutes façons, Kate faisait ce qu’elle voulait ! Nous avons donc fait la photo « .

Expliquer le mystère de Kate Moss ? Bettina Rheims y parvient presque:

 » C’est une star. On ne peut pas expliquer ces choses-là. Je pense que ce qui fait que les gens l’aiment encore autant, c’est que Kate ne parle pas…Dans notre époque où la vie des people est partout, dans tabloids, sur internet, à la télé, Kate Moss garde cette part de mystère dont les gens ont besoin ».

Magnifique idée que cette exposition, qui est un bel hommage à celle qui restera une icône de notre temps.

Photo haut: Paolo Roversi,
1993,
tirage baryté 40 x 50 cm
(©Paolo Roversi

Corps de texte:
Bettina Rheims,
Kate, Londres, déc. 1989,
série “Modern Lovers”
tirage baryté 50 x 60 cm
(©Bettina Rheims, courtesy Galerie Jerôme de Noirmont, Paris)

Jazz: La Défense Jazz Festival
Mille francs de récompense, du bon Laurent Pelly
Avela Guilloux

2 thoughts on “Kate Moss par les plus grands à la Galerie de l’Instant-Rencontre avec Bettina Rheims”

Commentaire(s)

    Publier un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée.

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *