Défilé Véronique Leroy : retour à l’austérité
Véronique Leroy signe une collection où l’austérité est de mise, loin des feminités exacerbées des dernières saisons.
Si l’on doit reconnaître une chose à Véronique Leroy, c’est qu’elle sait travailler les matières, les détourner, les placer à de endroits inattendus…elle travaille la laine bouclette comme de la fourrure, sur un sweat et des peignoirs gansés de bleu marine ; le mouton retourné, en jupes moelleuses, contrecolle le milano lainé sur des robes ouatinées. On ne peut pas lui enlever une inventivité débordante. Mais on aurait aimé, pour sa collection hiver 2011/2012 un peu plus de fantaisie…c’est possible ? Quand les vêtements les plus colorés ressemblent aux blouses de nos grands-mères ou à celles des infirmières, nous, désolé, ça ne nous fait pas rêver… même s’il s’agit de prêt-à-porter, et non de haute couture, même si c’est une collection d’hiver aux tons sombres et non un printemps-été aux coloris plus lumineux, on aimerait un peu de légéreté !
L’impression de lourdeur et de tristesse du défilé est renforcée par les chaussures que portent les mannequins : semelles compensées, coup de pied ultra-sanglées…de vraies chaussures orthopédiques…
On aime pourtant des choses dans cette collection : Les tailleurs aux grands cols de fourrure; les codes détournés de la jupe crayon, les effets de tweed, particulièrement sur une très jolie vareuse…mais on reste avec une impression d’ une mode qui ne franchira pas la frontière de la rue, et restera pour une “élite”, celle qui vit loin de la réalité et des tailles dépassant le 36…
Une collection qui nous a laissé perplexes….
Petit coup de gueule quand même : les mannequins enfermés dans des vitrines façon zoo vivant en introduction au défilé, on n’adhère pas du tout !!!