Théâtre
« Tchiloli » au Théâtre de la Ville, un spectacle vivifiant

« Tchiloli » au Théâtre de la Ville, un spectacle vivifiant

01 juillet 2022 | PAR Marguerite Delevingne

Le jeudi 30 juin, sur la compagnie santoméenne Formiguinha de Boa Morta a présenté Tchiloli ou la tragédie du Marquis de Mantoue et de l’empereur Charlemagne sur la scène de l’Espace Cardin.

 

Le fils de Charlemagne, le prince Charles assassine le successeur du duc de Mantoue, Valdevinos lors que d’une partie de chasse. Le duc de Mantoue réclame justice pour la tragédie qui touche sa famille. Charlemagne croit les dires de ce dernier et condamne à mort son fils sans plus attendre. Le Prince Charles demande s’il peut organiser sa défense. Cependant une lettre contenant ses aveux lui portera le coup de grâce.

 

La tradition du Tchiloli

 

Le Tchiloli est une tradition théâtrale née au Portugal au XVIe siècle et continue à vivre sur l’île de São-Tomé à São-Tomé-et-Principé. La compagnie Formiguinha de Boa Morta, une troupe exclusivement masculine a pour envie de défendre et de faire découvrir cette tradition du Tchiloli. C’est une tragédie en cinq actes qui se joue pendant 5h à 6h à São-Tomé-et-Principé; à Paris jeudi dernier, elle a été réduite à 1h30.

 

Un récit médiéval dépoussiéré

 

Le premier acte est une déambulation dans les jardins de l’Espace Cardin, guidée par 6 musiciens en uniforme. Ils emmènent les spectateurs assister à la partie de chasse où le prince Charles assassine Valdevinos. Ce début musical donne au spectacle une ambiance festive. La musique a une place très importante dans le spectacle, les musiciens sont constamment sur scène. Chaque acte est séparé par un interlude musical et dansant. Les costumes sont colorés et brillants, ils mêlent tradition et modernité. La scénographie, quant à elle, est très simple : les deux familles sont chacune d’un côté de la scène assis sur des chaises en bois. Au centre on trouve le cercueil de Valdevinos.

La musique et la langue portugaise, très incarnée, rendent le spectacle vivant. Ce dynamisme donne un vrai coup de jeune au texte médiéval. Le dernier acte souffre de quelques longueurs. Le sur-titrage est décalé voire absent à certains moments, ce qui cause une confusion chez le spectateur.

 

Le 1er volet des colloques sur la collaboration entre l’Afrique et l’Europe

 

Tchiloli marque le début des colloques sur la collaboration entre l’Afrique et l’Europe organisées par le Théâtre de la Ville. Du 8 au 11 juillet, il présente un focus artistique autour du Cameroun, suivi en septembre de représentations du Sacre du Printemps par Pina Bausch recrée par une troupe constituée d’artistes venant de quatorze pays africains. L’envie du Théâtre de la ville est de construire « un théâtre ouvert sur le monde et un monde ouvert au théâtre ».

 

Du 30 juin au 2 juillet à 20h à l’Espace Cardin. Réservations

Visuel : affiche officielle 

 

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