Théâtre
Rue des Fables – La Fontaine au théâtre du Gymnase

Rue des Fables – La Fontaine au théâtre du Gymnase

26 avril 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Dans une rue de Paris ou de toute autre ville, aujourd’hui ou en un tout autre temps, surgit un livre « Les fables de la Fontaine  » dont six compères et un accordéoniste vont nous faire revivre la morale interprétée à la mode actuelle. Ce sont vingt fables des plus connues comme Le lièvre et la tortue, Le loup et le chien et Le rat de ville et le rat des champs aux plus méconnues La belette entrée dans un grenier, Les deux amis ou encore Le singe et le léopard qui se rejouent sous nos yeux avec humour et habilité.

Les Fables de la Fontaine sont intemporelles, ce spectacle le prouve une fois de plus avec brio. Un décor simple mais subtil, séduisant et moderne, tagué à la mode par l’artiste de rue Nemo, et avec maintes trappes secrètes, une troupe enjouée et endiablée qui au talent de bien jouer ajoute celui de bien danser, belles claquettes de Jules Doussey, slamer, jouer de divers instruments et même se contorsionner dans les plus acrobatiques postures, Christelle Ouvrard nous  sidère par sa souplesse,  un rythme et un goût pour la facétie bien encrés, nous voilà pris au jeu.

La mise en scène est si habile qu’on en oublierait parfois l’enjeu. Certaines interprétations resteront gravées dans nos esprits en particulier celles de La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf, Le rat des villes et le rat des champs, Le lièvre et la tortue, La cigale et la fourmi sans oublier la remarquable chorégraphie à laquelle donne lieu Les animaux malades de la peste. Beaucoup d’art et de grands effets pour un texte si brûlant dont les moralités tombent si bien qu’il n’en n’eut peut-être pas demandé autant. A faire trop de tambour battant autour la morale aurait pu se faire éclipser mais, bien au contraire, n’oublions pas que nous sommes dans un spectacle tout public, toutes ces facéties, ces mimiques, ces chorégraphies captivent et retiennent l’attention autant des jeunes spectateurs que des vieux et réactualisent des fables dont le ton sonne toujours aussi juste. L’occasion de ne pas oublier que « Tout bon flatteur vit aux dépends de celui qui l’écoute » et que « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » ce que nous l’espérons vous ne manquerez pas de faire pour arriver à temps pour la représentation qui vaut vraiment le détour.

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Sandrine et Igor Weislinger

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