Théâtre

Roméo et Juliette au Théâtre du Nord-Ouest, Entre intimité et originalité

16 août 2012 | PAR La Rédaction

Alors que le théâtre du Nord-Ouest propose actuellement l’intégrale de Jean Giraudoux, c’est Roméo et Juliette qui nous a attiré cette fois-ci dans ce lieu si typique et chaleureux.

Véritable repère d’habitués et d’amoureux du théâtre situé au milieu des Grands Boulevards, l’endroit offre les charmes de la scène d’autrefois. Convivialité et simplicité sont de mise dans ce théâtre où les spectateurs peuvent profiter de moelleux canapés pour s’avachir avant la représentation, tout en échangeant (en ayant un peu de chance) avec les acteurs qui effectuent des allées et venues dans le hall de l’entrée. Un cadre plutôt plaisant donc, pour y redécouvrir le chef d’œuvre de Shakespeare.

L’histoire de Roméo et Juliette est bien connue. Le récit de ces deux amants de Vérone qui vivent une idylle impossible mais parviennent à réconcilier leurs deux familles ennemies en trouvant la mort s’est imposé comme l’une des pièces maitresses du génial dramaturge britannique (avec Hamlet notamment) et comme la référence de la tragédie amoureuse. Si bien qu’elle fut adaptée sur de très nombreux supports : cinéma, opéra et même comédie musicale. Le texte, d’un lyrisme magistral et d’un romantisme suprême, mène une réflexion sur l’amour absolu, hanté par la menace d’une mort omniprésente.

La tâche n’est pas aisée lorsque l’on s’attaque à un monument de la sorte, une pièce jouée et rejouée sous toutes les coutures. Le renouvellement artistique réside alors dans l’approche et la mise en scène prend véritablement toute sa signification. Le metteur en scène, Nicolas Luquin, avait déjà adapté une première œuvre de Shakespeare, Le Conte d’hiver, à laquelle il avait apporté des petites touches modernes, créant ainsi une production étonnante.

Pour Roméo et Juliette, l’adaptation est plutôt légère mais d’autres détails concourent à une représentation plutôt originale. Lorsque l’on pénètre dans la salle, on rejoint les sièges en passant par la scène. Cette proximité créée une ambiance intimiste qui se prête particulièrement bien à la pièce de Shakespeare, qui se déroule dans un univers familial. La distribution peut parfois surprendre mais les acteurs, notamment Florence Pasquier en Benvolio et Gabriel Oyahon dans le rôle de Frère Laurent méritent une mention toute particulière.

Finalement, le rythme s’impose de lui-même, mêlant scènes de bal, tirades enflammées et rixes trépidantes nous offrant ainsi, un moment de théâtre sympathique au sein d’un lieu particulièrement accueillant.

Ruben Moutot.

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La Rédaction

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