Théâtre
Mísia, chanteuse de fado, le 31 janvier au Bataclan

Mísia, chanteuse de fado, le 31 janvier au Bataclan

15 janvier 2012 | PAR Magali Chiappone-Lucchesi

 

Mísia présente son nouvel album Senhoira da Noite, son dixième album déjà, avec des poèmes écrits uniquement par des femmes (chanteuses, poètes…). Sorte de petit inventaire poétique féminin accompagné d’une musique de fado traditionnel, Mísia vous invite à un voyage entre tragique et lyrique, et, toujours, avec une petite pointe d’humour façon Almodovar… Il ne faut pas hésiter à s’offrir à Paris une « noite de fado » avec une de ses plus talentueuses représentantes !

Et d’ailleurs, le fado, quésaco ?

Le mot fado vient du latin fatum, qui signifie « destin ». C’est un genre musical portugais qui prend la forme d’un chant mélancolique généralement accompagné par des instruments à cordes pincées. Le chanteur de fado ou fadiste (fadista) exploite en général des thèmes récurrents : la saudade, l’amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie des morts et du passé, la difficulté à vivre, le chagrin, l’exil… Ce chant fut d’abord chanté dans les quartiers mal famés avant d’atteindre la bourgeoisie. Le fado fut le chant national du Portugal à l’époque du dictateur Salazar.
Le fado, instrumentalisé par le pouvoir, était un outil de propagande, de répression et de contrôle des esprits. Mis à part quelques grands poèmes, les chansons véhiculaient l’esthétique d’un Portugal petit et pauvre, sans ambition, mais heureux.

La tâche est ardue et Mísia se lance dans un inventaire du genre, répertorie les fados traditionnels, prend contact avec des poètes auxquels elle commande des textes nouveaux, littéraires. Elle invite le violon et l’accordéon qu’elle entendait jouer le fado dans les rues de son enfance, convoque le piano des salons aristocratiques du XIXe siècle. Elle fait subir au fado un véritable lifting esthétique dans la forme et dans le fond.

Sources : Wikipédia et le site officiel de Mísia

Quand les moustaches sont là, les sourires dansent…
Maguy n’est plus
Magali Chiappone-Lucchesi

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