Théâtre

Levée de rideau sur les théâtres romantiques

Levée de rideau sur les théâtres romantiques

14 mars 2012 | PAR La Rédaction

Du vaudeville à l’opéra, et du mélodrame à la pantomime, Paris est la capitale des arts au 19e siècle. C’est au cœur du quartier de la Nouvelle Athènes, dans l’ancienne résidence du peintre Ary Scheffer, que se tient une exposition sur l’ère des théâtres romantiques, du 13 mars au 15 juillet 2012.

S’il fallait résumer en une phrase le but de cette exposition, ce serait de replonger dans ce Paris romantique où l’activité théâtrale bat son plein, où l’effervescence culturelle et intellectuelle de l’époque est à son paroxysme. Grâce à une imposante collection de portraits et de bustes du Musée Carnavalet, il n’y a pas de petit rôle : acteurs, auteurs, compositeurs, danseurs, décorateurs…tout y est, côté cour et côté jardin.

Commence alors une promenade le long des grandes salles parisiennes : la Comédie-Française, Ambigu, Porte Saint-Martin, Théâtre italien, mais aussi Funambules, Gaîté Variétés ou Gymnase. A l’époque, le nombre de salles ne cesse de croître et les acteurs parisiens jouissent d’une renommé internationale. Parmi les plus connus, Talma, tragédien préféré de Napoléon, Mademoiselle Mars et Rachel, une jeune actrice qui, par ses interprétations triomphales des œuvres de Corneille et Racine, insuffle une nouvelle dynamique à la tragédie classique.

On les retrouve aussi en costume sur une série de planches publiées dans « la Petite Galerie romantique », éditée par Aaron Martinet. Des séries qui s’adressaient aux amateurs et aux professionnels de théâtre souhaitant garder un souvenir d’un spectacle ou d’un interprète. En découvrant certains accessoires utilisés sur scène, tels qu’un diadème ou un glaive, on se plaît à imaginer ces acteurs en train d’interpréter une longue tirade.

A cette époque, de grandes œuvres sont traduites : le génie romantique allemand et britannique arrive sur les scènes parisiennes au travers des traductions de Goethe, Lord Byron et Shakespeare. Paris hisse les maîtres du « grand opéra » – Rossini, Meyerbeer et Bellini – en haut de l’affiche. Enfin, le ballet prend son envol avec la mythique Marie Taglioni, qui crée La Sylphide sur les pointes.

Mais le théâtre n’est pas qu’une affaire d’interprétation, c’est aussi l’art de la mise en scène et du décor. On découvre notamment des projets de décor et maquettes pour Caligula, Athalie, Les Mille et une nuit, Macbeth, Roméo et Juliette…Des gouaches de Philippe Chaperon ou Auguste Rubé qui en disent long sur ce qui se passe avant la levée du rideau.Cette exposition est un hommage réussi à l’âge d’or du théâtre parisien. Arrivé à la dernière salle, on a presque envie de s’asseoir et d’attendre que les lumières s’éteignent, que le rideau se lève et que Rachel, la jeune tragédienne à la robe rouge sang dans le rôle de Phèdre, débarque sur scène et récite ses premiers vers.

Rebecca Benhamou.

Visuel : Rachel dans le rôle de Phèdre par Frédérique O’Connel 1850 © Musée Carnavalet /Roger-Viollet

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