Théâtre

Les dates du Off d’Avignon : trois semaines comme d’hab

27 novembre 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

C’était le buzz des derniers mois à Avignon.  Le festival d’Avignon et son acolyte le OFF allait-il durer quatre semaines ?  Si Olivier Py, ici même, a déclaré vouloir s’inscrire dans cette tendance, pour le moment, ce sera trois semaines et pas un jour de plus. La surprise vient du OFF qui décide de revenir sur ses pas.

Depuis plusieurs mois, le think thank Terra Nova Vaucluse se bat pour, non pas rallonger le festival, mais pour qu’il retrouve sa durée de quatre semaines, ce qui était la norme sous la direction d’Alain Crombecque. Il argumente que le Festival d’Avignon a reçu « 200.000 € annuels attribués par le Grand Avignon depuis deux ans ». La réduction progressive du festival semble incompréhensible. Terra Nova rappelle : « Une fois encore, la durée de la programmation officielle du Festival ne sera que de 22 jours. Après les 5 semaines qui étaient la norme dans les années 70, les quatre semaines des années 80, les trois semaines et demie des années 90 et 2000, la durée de ce Festival s’installe désormais depuis 2010 dans trois semaines seulement de représentations. A ce rythme, qu’en sera-t-il dans une ou deux décennies ?

Le débat est clôt aujourd’hui, le OFF fait demi tour en annonçant par communiqué ses dates : du 8 au 31 juillet.  Trois semaines donc, légèrement décalées par rapport au Festival. On le sait, à chaque fois que le « off » s’est prolongé après le « in » cela s’est fait au détriment des compagnie en mal de public. Jusqu’à présent la direction du Off ne souhaitait pas se prononcer. A l »annonce , le 15 octobre, d’Hortense Archambault et Vincent Baudriller, d’arrêter les dates de la 67e édition du 5 au 26 juillet 2013, le OFF souhaitait répliquer par un évènement durant quatre semaine et débordant sur le mois d’août.

A suivre. Le débat reste ouvert mais il ne pourra se faire qu’en incluant une prise en charge des compagnies. Aucune ne pourrait assumer une location d’appartement prohibitive au delà de trois semaines.

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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