Théâtre
Laboratoire des Nuits Théâtrales au Centre Culturel Roumain

Laboratoire des Nuits Théâtrales au Centre Culturel Roumain

29 novembre 2011 | PAR Emma Letellier

Du 21 au 27 novembre, l’Institut Culturel Roumain proposait un cycle de conférences autour du théâtre contemporain européen, deux spectacles emblématiques de la nouvelle vague de théâtre roumain ainsi qu’une exposition sur George Löwendal, « un aristocrate sous les feux de la rampe ».

Installée dans les salons d’apparat du Palais de Béhague, entre moulures et dorures, l’exposition George Löwendal présente une série d’esquisses ainsi qu’une biographie de l’artiste. Né en Russie en 1897, le baron s’installe à Bucarest  dès le début des années 1920, où il contribue au renouvellement de l’art dramatique par le biais de la scénographie. Il collabore de 1926 à 1935 avec le Théâtre National de Tchernivtsi pour lequel il crée costumes et décors extraordinaires, concourant ainsi à faire de cette ville de province un pilier de l’avant garde théâtrale roumaine. Son dessin, fortement influencé par les avant- gardes russes, le constructivisme, le futurisme et surtout l’expressionnisme, portent néanmoins la marque d’un style très affirmé. A travers ses esquisses, il crée un univers dégagé de tout réalisme : les couleurs vives, les personnages fantasques et les espaces s’érigeant décors et non trompe-l’œil entrainent les spectateurs dans des sphères étranges et envoûtantes. Cette rétrospective est le fruit du travail d’Ariadna Löwendal – Danila, petite fille de l’artiste et présidente de la fondation Löwendal qui travaille à faire valoir l’influence de son aïeul sur la scène artistique roumaine et à soutenir l’art contemporain.

Vendredi 25 novembre, dans ces mêmes salons, au milieu des couleurs de Löwendal, Jean -Francois Dusigne professeur à l’Université Paris 8, codirecteur artistique de l’ARTA a présenté ses travaux sur le décorateur et metteur en scène Adolphe Appia, montrant combien l’artiste avait contribué à définir la scénographie contemporaine. Dès la fin du XIXè siècle, il envisagea l’acteur comme centre de la proposition scénographique, privilégiant la scène comme espace de projection plutôt que représentation mimétique de la réalité.

Le metteur en scène Anatoli Vassiliev quant à lui s’est attaché à nous décrire l’urgence à laquelle le théâtre contemporain et européen se trouvait astreint. Peinant à réaliser un théâtre vivant et en action, l’art dramatique semble s’enliser dans une technique du faux-semblant et de l’imitation. Ancien élève  de Stanislavski, monsieur Vassiliev lance un appel à la refonte de la formation de l’acteur, et plus spécifiquement à la formation des formateurs. Le maître dispense actuellement une classe sur cette thématique, à l’ARTA.

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Emma Letellier

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