Théâtre

« Je peux » les Hollywood stories d’Yves-Noël Genod

« Je peux » les Hollywood stories d’Yves-Noël Genod

02 décembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Prêts à vivre une expérience théâtrale ? Approchez ! Pendant plus de 2h, le génie d’Yves-Noël Genod nous livre sa définition du métier d’artiste. Ça se fête non ? Alors champagne !
Dans une salle comme un hangar, au Théâtre de la Cité Internationale, la lumière sera celle du jour, occultée ou libérée grâce à des panneaux offrant dès les premiers instants du spectacle une théâtralité forte à un geste basique, celle d’ouvrir une fenêtre.
Sur Scène, l’espace est indéfini. Le public est partout. Assis, debout, sur le sol. Au centre un rang de fauteuils qui peuvent s’avérer dangereux ( ils mordent !) et dessus, à coté, autour, des comédiens dont une enfant formidable, aux perruques multicolores
Genod vient hurler à tout ceux qui pensent que le public de Vincent Macaigne est idiot, que les amateurs de Castellucci sont des ignares « christianophobes » que si le théâtre a changé de forme, les comédiens restent. Et c’est à une déclaration d’amour à ce métier que nous assistons. Ici tous les hits du cinéma et du théâtre sont respectés : un vrai baisé de cinéma pour Nicolas Maury, un entracte où le champagne est offert,des saluts au publics, nombreux, un solo de danse comme dans tout ballet classique, un photographe de plateau et un oeil d’enfant, car dans tout spectacle, il faut savoir garder sa naïveté !
Nous nous situons dans le champs de la performance de part la forme de ce spectacle où les codes classiques sont utilisés pour être chamboulés. La non-maitrise de la lumière. Les dialogues coupés, les chorégraphies surgissantes déroutent et séduisent.
Tout les acteurs sont ici mis à l’honneur. « La pute de la performance » comme la nomme Nicolas Maury non sans dérision « Marlène Saldana », déjà repérée dans le Festival de la trés jeune création contemporaine, égrène, costumes ou sous-vêtements à l’appui des répliques de séries télévisées ou de films cultes. Tout y passe d’Harry Potter à Twilligth. Elle est hilarante par sa capacité à toujours repousser les limites de ce qu’un corps peut faire sur scène.
Sur scène justement, ils passent leur temps à ce changer.  » C’est quand que ça s’arrête, c’est où que ça commence ? » interroge cynique et grandiose Jean-Paul Muel. Le théâtre contemporain qui a viré les levés et les baissés de rideaux soulève de façon permanente cette question. Genod vient le temps d’un seul spectacle amorcer des dizaines de débuts, de fins et de coups de théâtre ( rupture amoureuse, menace de suicide )
 » Je peux » est totalement inattendu et tient la route. Il faut accepter l’invitation, être en capacité de pouvoir se laisser porter par une proposition d’électron libre.
C’est bien fait, c’est réjouissant et au final c’est une déclaration d’amour à la scène qui est ici amenée.
« Je peux » est présenté en diptyque avec « Oui ».

Infos pratiques

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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