Théâtre
Exposition « Fenêtres sur scène » à l’Etoile du Nord : un pont entre la photographie et la scène

Exposition « Fenêtres sur scène » à l’Etoile du Nord : un pont entre la photographie et la scène

03 novembre 2011 | PAR Liane Masson

L’ exposition Fenêtres sur scène, présentée à l’Etoile du Nord du 8 au 26 novembre, mettra en avant le regard personnel de deux photographes sur deux créations d’art dramatique. A travers ses photographies, Damien Guillaume offrira sa vision de la pièce de Lars Norén, Le 20 novembre, mise en scène par Jacques David. Et Benoît Boucherot dévoilera sa perception visuelle de La priapée des écrevisses, un texte de Christian Siméon mis en scène par Jean Macqueron.


Après Corps révélé(s), exposition collective inaugurant la résidence de l’agence révélateur à L’étoile du Nord à l’occasion du festival chorégraphique «Turbulences», deux des photographes de l’agence partagent leur regard sur le processus de création de deux pièces inédites du théâtre. Chacun à leur manière, dans la continuité de leurs recherches artistiques, Benoît Boucherot et Damien Guillaume se sont livrés à un exercice délicat et spontané, dont le résultat ne sera dévoilé que le 8 novembre et pour toute la durée des représentations, jusqu’au 26 novembre 2011. Une surprise visuelle personnelle en même temps que la trace et la mémoire de l’acte théâtral.

Dans La priapée des écrevisses, Christian Siméon, auteur et sculpteur parisien, nous dépeint le personnage de Marguerite Steinheil, dit «La pompe funèbre», dont la vie rocambolesque défraya la chronique au début du 20ème siècle. La mise en scène de ce spectacle est signée par Jean Macqueron, directeur de L’étoile du Nord. Durant les répétitions, Benoît Boucherot s’est attaché principalement au mouvement et à la matière. Son objectif tourne autour de la comédienne Françoise Vallon. Il s’empare de sa gestuelle pour en faire presque une chorégraphie. Jamais anecdotiques, les images de Benoît Boucherot témoignent du constant mouvement de va et vient qui sonde le personnage tout au long de la pièce.

Avec Le 20 novembre, l’auteur suédois Lars Norén s’attaque au crime du XXIème siècle, plein de haine et de désespoir. Inspiré par le drame d’Emsdetten en Allemagne (un adolescent ouvrit le feu sur ses anciens camarades de lycée avant de se donner la mort), ce spectacle, mis en scène par Jacques David, active sous nos yeux les contradictions d’une société qui se veut être la grande protectrice de ses enfants. Fidèle à ses séries «Mythes décisifs» et «Natures mortes», Damien Guillaume impose ses couleurs dans des clichés à l’origine en noir et blanc. C’est cette double distorsion de la réalité qu’il a utilisée pour s’approprier la mise en scène de Jacques David et le jeu de Jean-Pascal Abribat. En cadrant au plus près le visage de l’acteur, une main, un regard, en isolant accessoires et espace de répétition et de recherche, Damien Guillaume propose une vision suspendue, teintée d’humour, de la préparation de ce monologue.

Ces  deux pièces, accompagnées de leurs visions photographiques, sont donc à découvrir à l’Etoile du Nord, du 8 au 26 novembre.

 

Visuel : Faustine Pont, Théâtre Marigny, Juin 2011 © Benoît Boucherot / agence révélateur

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Liane Masson

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