Spectacles
Le printemps des comédiens : un festival de stars

Le printemps des comédiens : un festival de stars

14 mars 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

A la jonction du printemps et de l’été, juste avant Avignon, se niche un festival de Théâtre Montpelliérain qui rime avec comédiens. Pour sa 27e édition, le printemps s’annonce people.

Ainsi, le 27e printemps des comédiens joue la carte de la fidélité. James Thiérrée avait présenté Raoul l’an dernier, il revient avec une nouvelle création, Tabac Rouge, « rouge comme le chapiteau qui va l’abriter : un chorédrame, dit-il, pour dix danseurs-acteurs -plus l’immense comédien Carlo Brandt- qu’il a mis en rêve autant qu’en scène.  » Georges Lavaudant sera aussi de la fête. Il avait monté  La Tempête en 2011. « Le revoici aux commandes d’une des plus rutilantes machines de théâtre jamais écrites : Cyrano de Bergerac. Frisson assuré. D’autant que c’est Patrick Pineau, entendu l’an dernier dans la lecture-adaptation de Bouvard et Pécuchet qui sera sous le faux nez du Gascon. « 

On note la présence de la star Isabella Rossellini qui foulera les planches sous la direction de Murielle Mayette dans un texte de Jean-Claude Carrière, Green Porno, un Bestiaire d’amour.

Place maintenant aux adorés de Toutelaculture : Guy Cassiers viendra adapter Orlando de Virgina Woolf, Thomas Ostermeier, immense metteur en scène à la tête de la prestigieuse Schaubühne de Berlin dirigera pour la première fois  des acteurs français dans la pièce d’Ibsen Les Revenants. Allemagne encore, le Berliner Ensemble, présentera son Richard II.

Il y a aussi une petite chose qui nous titille. L’avant programme crée le teasing avec la présentation de Kiss and Cry, « où des comédiens (?), danseurs (?) marionnettistes (?) créent au bord de la scène des scènes lilliputiennes projetées en direct sur écran. Les doigts des acteurs deviennent danseurs, les trains miniatures transsibériens, les bacs à sable déserts immenses… Un spectacle où le spectateur se perd : où est la réalité, en bas avec les manipulateurs, en haut sur l’écran ? Fascinant. La même interpénétration entre images et acteurs de chair et d’os opère dans 300 ELX 50 ELX 30 EL. Titre dont il faut savoir dépasser l’ésotérisme : le dispositif scénique, un vrai village, une forêt, des acteurs par dizaines, est impressionnant. Comme le sont les images que des caméras en perpétuel mouvement autour et dans ce foisonnement captent et envoient sur un grand écran. « 

Vivement le printemps !

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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