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L’usine de films amateurs de Gondry côtoie l’Ether à Beaubourg

L’usine de films amateurs de Gondry côtoie l’Ether à Beaubourg

19 février 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

A Beaubourg, dans le cadre « d’Un nouveau festival », il est possible de voir au sous sol des videos d’intellectuels fous, à l’étage « Ether » se demande si le vide est vraiment vide , tout à coté l’Usine de films amateurs de Gondry invite les visiteurs à se transformer en acteurs. A Beaubourg, en ce moment, on s’amuse!

Nous étions disposés à aller voir un spectacle vivant au titre alléchant « Patrick, tu viens?/Patrick, reviens!/Patrick c’est bien ou bien ». Devant l’heure et demie d’attente que nous devions  subir, nous rendîmes les armes et en profitâmes pour visiter deux expostions-installations.

Du côté Gondry, les visiteurs de Beaubourg se transforment en acteurs. Dans un espace pensé par le cinéaste, on trouve dans le désorde une vache à 6 pattes, une R5, une rue de Paris, un bar-tabac, un appartement…Vous avez la possibilité de vous inscrire dans un atelier où vous allez  en compagnie des autres visiteurs penser un scénario, le jouer et le filmer. L’opus est ensuite diffusé sur un écran dans l’enceinte de l’exposition.  Les résultats sont drôles sans glisser dans un mauvais délire de pôtes. Les apprentis acteurs prennent la cause au sérieux en offrant des histoires qui se tiennent et où on rit franchement.

Dans la salle attenante, on change d’ambiance pour entrer dans un grand espace noir nommé Éther, une installation de  Christoph Keller sur le passage de la cosmologie à la conscience.  L’éther est ici pris comme élément et substance. L’expostion englobe toute les définitions du terme en instistant sur l’absence du vide. Le projet interroge naturellement les relations entre la science et l’art en montrant des films sur des objets scientifiques ou des photographies autour de cette substance utilisée comme drogue. De superbes clichés de Brassaï, Gisèle Freund ou Henri Michaud montrent l’alteration de la réalité.

Au niveau -1 du Forum le « rhéteur et acrobate de la conférence-performance, Eric Duyckaerts » propose un travail d’après l’auteur Pelham Grenville Wodehouse. Il mêle érudition et dérision pour couper l’herbe sous le pied des « vérités certifiées ».

Un nouveau festival offre une culture ludique et accessible. Un bon plan à partager en famille.

 

 

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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