Danse

Irina Kolesnikova est La Belle au bois dormant

19 février 2011 | PAR Alienor de Foucaud

Pendant trois jours, le ballet de Saint-Pétersbourg s’est installé au Théâtre des Champs-Elysées. Jeudi soir, il offrait au public parisien une magnifique Belle au bois dormant portée par la sublime étoile Irina Kolesnikova, dont le talent admire aussi bien les amateurs que la presse mondiale.

 

Ballet-féerie en trois actes, La Belle au bois dormant est le symbole même du conte de fées. Quelle petite fille n’a pas, une fois dans sa vie, rêvé d’incarner la princesse Aurore ? Bien sûr, le texte de Charles Perrault et le dessin-animé de Walt Disney ont aidé à faire vivre la légende, mais la musique de Tchaïkovski reste intemporelle et inimitable.

Présenté pour la première fois le 15 janvier 1890 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, le ballet de Tchaïkovski, chorégraphié par Marius Petipa, rencontre un succès immédiat, qui demeure intact. Opposant les forces du bien, illustrées par la Fée des Lilas, aux forces du mal, incarnées par la Fée Carabosse ; le ballet se construit ainsi sur deux leitmotivs servant de fil conducteur à l’intrigue sous-jacente. Mais la musique vibre de plus belle à l’arrivée d’Aurore, qui se fait attendre.

En effet, ce n’est qu’au second tableau de l’acte I que l’étoile russe fait son apparition. Les premiers tableaux, consacrés à la vie de cour et aux malheurs du roi et de la reine, présentent une mise en scène très théâtrale et mimée, les personnages-marionnettes s’agitent dans un décor de carton-pâte. De longues phrasées musicales non dansées scandent ainsi le prologue et le premier tableau. C’est avec l’arrivée des fées que la « danse » commence réellement, au plus grand ravissement d’un spectateur conquis. La technique est parfaite, le sourire imperturbable et le port très élégant. Pirouettes, déboulés et entrechats s’enchaînent dans un défilé de petits rats : la Russie est le berceau du classique.

Enfin, l’entrée de la sublime Irina Kolesnikova dépasse toute espérance d’émerveillement. La légèreté de ses pirouettes et la délicatesse de sa gestuelle paraissent presqu’irréelles. Ses arabesques soutenues et ses attitudes relevées semblent d’une facilité extrême, rien ne paraît déconcentrer la prodige. L’acte II sonne l’arrivée du prince et du songe éveillé, le pas d’action scellant la rencontre d’Aurore et de Désiré est accompagné d’un retentissant adagio-allegro, annone d’un amour naissant et d’une passion dévorante.

Entamant une tournée mondiale, le ballet de Saint-Pétersbourg et sa belle Irina redonnent vie à de grands mythes, recréant la magie des contes de fées et célébrant l’esthétisme et l’enchantement de la danse classique.

Pour plus d’informations sur la programmation du Théâtre des Champs-Elysées: ici

Pour plus d’informations sur Irina Kolesnikova: ici

 

 

 

 

 

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