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Django 2020, l’hommage à Django Reinhardt à l’Opéra de Lyon

Django 2020, l’hommage à Django Reinhardt à l’Opéra de Lyon

30 janvier 2020 | PAR Lou Baudillon

Joué dans le cadre de la programmation Opéra Underground de l’Opéra de Lyon qui décloisonne les musiques proposées par le lieu, Django 2020 signe un hommage vibrant au compositeur et musicien virtuose Django Reinhardt. À la tête de cette opération, Richard Wrembel, plus connu comme le compositeur de films de Woody Allen, accompagné de nombreux musiciens et invités pour interpréter le guitariste au delà des clichés qui l’accompagnent parfois.

Django Reinhardt, guitariste virtuose comptant parmi les compositeurs de jazz les plus influents, à l’origine du « jazz manouche », fut célébré hier soir sur la grande scène de l’Opéra de Lyon dans le cadre de Opéra Underground, programmation musicale décalée et ouverte. Cet hommage a été imaginé par Richard Wrembel qui depuis 20 ans maintenant interprète annuellement Django à New-York et en France afin de transformer l’image du « gitan génial ». Accompagné de différents groupes et d’invités venus interpréter ou réinterpréter l’œuvre du musicien, l’hommage suit une évolution chronologique : des premières influences de musique impressionniste au Swing en passant par la Musette et les valses. Le tout dans une ambiance festive et joyeuse où chaque musicien dévoile un à un les spécificités de son jeu : violon, contrebasse et guitares…

Parmi les invités venus jouer, on retrouve Stochelo Rosenberg, guitariste soliste de jazz manouche et grand spécialiste de Django Reinhardt ou encore Simba Baumgartner, petit-fils du compositeur. De solos aux compositions mythiques telles que Minor Swing,  on retrouve à chaque fois cet angle rythmique, qui allie la puissance du jazz à l’harmonie classique, si spécifique à Django Reinhardt. Certaines pièces sont fidèlement exécutées tandis que d’autres se trouvent réinventées par des expérimentations aux élans psychédéliques théâtralisés ou orientaux, par des solos à l’oud et des chants. Parfaitement orchestré, le concert est entrecoupé d’anecdotes musicales et personnelles sur l’artiste, et même si l’on peut regretter un certain statisme dans le jeu, il faut bien avouer que l’énergie et la beauté prennent. 

 

 

 

 

 

 

Visuels : ©Opéra de Lyon ©L.B

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